Sitôt ouvert, sitôt fermé

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Sitôt ouvert, sitôt fermé
Au bord du gouffre en raison de la pandémie, les pâtissiers propriétaires de la crêperie Les Friands Disent se sont résignés à devoir fermer. (Photo : archives)

Le 16 mai dernier, l’unique crêperie de Chambly, qui venait aussi d’ouvrir ses portes au début de la pandémie, a annoncé sa fermeture, au grand désarroi de plusieurs clients fidélisés.

Le commerce Les Friands Disent venait de s’installer sur l’avenue de Salaberry avec l’intention d’y rester. Mais, selon ses propriétaires, la COVID en a décidé autrement.

Des adieux difficiles

En novembre dernier, le journal avait été à la rencontre de Romain Lanly et Cédric Diel, jeunes pâtissiers d’origine française venus s’établir au Québec avec espoir et idées de grandeur. Il y a quelques semaines, les jeunes hommes, l’un dans la fin vingtaine et l’autre dans la mi-trentaine, qui rêvaient de s’épanouir en mettant leur savoir-faire français au profit de la gastronomie de Chambly, se sont résignés à devoir fermer leur nouveau bébé.

« (…) c’était compliqué dû à cette situation actuelle, sans salle à manger et avec le report, chaque fois, des ouvertures. N’empêche, ça nous a fait de l’expérience. » – Cédric Diel

« C’est avec grand regret que nous vous annonçons que la crêperie Les Friands Disent va définitivement fermer (…) Malheureusement, nous ne serons pas arrivés à traverser la pandémie, mais nous vous remercions grandement pour votre soutien et fidélité », a publié le duo de pâtissiers sur les médias sociaux du commerce.

Tout de même une « belle expérience »

« La fermeture est définitive. Nous manquions de commandes et les salles à manger sont restées fermées depuis notre ouverture. Mais nous avons quand même vécu une belle expérience. Chambly est une très belle ville avec une superbe clientèle », a confié Romain au journal. « Financièrement, c’était compliqué dû à cette situation actuelle, sans salle à manger et avec le report, chaque fois, des ouvertures. N’empêche, ça nous a fait de l’expérience », a ajouté Cédric.

Une nouvelle aventure

Questionné à savoir s’il entendait poursuivre ses activités entrepreneuriales dans la province, Romain a rétorqué que « Non. Au Québec, c’est trop compliqué d’avoir des visas et la résidence permanente. Donc avec ma conjointe, on a pris la décision de partir dans l’Ouest canadien! » Quant à Cédric, il explique qu’ils aimeraient vendre leurs crêpières aux restaurateurs et lance l’appel aux intéressés.

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