Sébastien Paquin : de passion à « obsession »

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Sébastien Paquin : de passion à « obsession »
C’est dans la nature que le photographe Sébastien Paquin se sent dans son élément. (Photo : Chloé-Anne Touma)

Sébastien Paquin est un artiste-photographe autodidacte de Chambly qui aimerait bien pouvoir vivre un jour de sa passion.

Nous sommes allés à sa rencontre, près d’un ruisseau au cimetière St-Stephen, où il nous a donné rendez-vous pour nous montrer l’environnement dans lequel il s’autorise pleinement à créer au moyen de la photo. « Mon élément, c’est vraiment la nature et la tranquillité, à l’abri des gens, pour laisser libre cours à ma créativité dans ma bulle. »

« Au début, c’était une passion, et là, c’est une véritable obsession. Si je n’en fais pas, je me sens mal. » – Sébastien Paquin

« Je n’ai pas vraiment d’atelier, car je fais beaucoup de photos à l’extérieur. Mon atelier, c’est le matériel transportable que je monte et démonte. J’ai une vingtaine d’appareils photo. J’en ai de l’Allemagne de l’Ouest du temps de la séparation, un agrandisseur, etc. J’aime beaucoup faire de la photo argentique que je développe moi-même. »

Au travers de son œuvre, Sébastien exploite les reflets, les contrastes entre chaud et froid, la chaleur d’une feuille orangée par l’automne qui tombe sur un sol glacé au fort Chambly. « C’est pour moi le témoignage de la vie, car même dans le froid, tout n’est pas mort gelé. »

La photo devenue vitale

Sébastien fait de la photographie de qualité professionnelle depuis environ quatre ans. C’est à la suite d’une blessure, qui l’envoie au chômage, qu’il commence à vraiment se consacrer à la photographie. « Ça avait toujours été un rêve de faire de la photo. J’avais un appareil que je m’étais acheté. J’ai commencé à regarder une chaîne YouTube pour apprendre la photo et ça a vraiment été une révélation. Au début, c’était une passion, et là, c’est une véritable obsession. Si je n’en fais pas, je me sens mal. Idéalement, je voudrais ne faire que ça! »

La proxy-photographie

« Je fais aussi de la proxy-photographie. Il faut savoir que la proxy, ce n’est pas comme de la macro, qui s’apparente à l’observation au travers d’un microscope. Lorsqu’on fait de la proxy, on ne fait pas de gros plans qui agrandissent une partie précise d’un objet, comme une fleur, mais ce sera un plan sur la fleur en entier. J’isole une feuille, une goutte, et c’est un seul sujet. »

Exposé dans une galerie

« En ce moment, je suis exposé virtuellement à la galerie Grizzly Montréal, qui vend mes photos en plusieurs formats et les imprime de façon très professionnelle sur des supports de qualité. » Bien qu’il s’agisse d’une entreprise locale, il est possible de placer une commande de partout dans le monde et de se faire livrer une photo de Sébastien en tableau, expédiée par Grizzly Montréal. « Ma blonde a ouvert du champagne lorsqu’on a su que j’étais sélectionné par la galerie. »

Quoi pour l’avenir?

Sébastien se dit ouvert à toute opportunité qui lui permettrait de faire davantage de photographie. « Par contre, je ne suis pas du genre à ajuster mon style pour plaire. J’ai besoin de conserver ma liberté artistique. J’aime me laisser guider par tous mes sens. Si, par exemple, on me demandait de faire de la photo de rue, on sortirait complètement de mon univers et de ce que je fais. »

Il entend notamment explorer la photographie de portrait, un peu à la manière du photographe Yousuf Karsh, qui fait partie de ses inspirations.

Il est possible de consulter le portfolio de l’artiste en se rendant sur son site Internet (sebastienpaquin.photo), d’acheter ses oeuvres en ligne sur celui de la galerie Grizzly Montréal, et de le suivre sur les médias sociaux.

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