Se réapproprier la qualité de l’eau du Richelieu

Par Annabelle Baillargeon
Se réapproprier la qualité de l’eau du Richelieu
(Photo : Courtoisie)

Un total de 622 personnes ont signé la pétition sur le site de l’Assemblée nationale, qui vise à diminuer les matières polluantes dans la rivière Richelieu, lancée par le président d’Action Eau Richelieu, Olivier Derrien.
Le résidant de Saint-Jean-sur-Richelieu, aussi organisateur de l’événement Le Richelieu en 24h, se préoccupe de la qualité de l’eau de notre rivière.
Au cours de l’événement de descente de rivière en canot tenu cet été, les participants ont prélevé cinq échantillons d’eau pour l’analyse. Si la qualité de l’eau provenant du lac Champlain est excellente et favorable pour la baignade, la situation se corse dans la rivière des Hurons, qui se jette dans le Richelieu au niveau du bassin de Chambly. Hautement toxique, l’eau est constituée selon cette analyse d’un concentré d’excréments.
« Quand on part du lac Champlain, l’eau est propre et sa qualité est plus que douteuse lorsqu’elle se jette dans le fleuve arrivé à Sorel-Tracy », déplore M. Derrien.
« L’eau n’est pas un déversoir de nos poubelles. Ça peut avoir un impact général sur la santé de la population », craint-il.
L’organisme rappelle tout de même que les prélèvements ont été retenus le jour même d’une grosse averse et que les échantillons ne représentent pas l’état global des cours d’eau testés.

Déversement

« En dehors de la construction d’usines d’épuration des eaux usées pour les municipalités longeant la rivière et qui n’ont pas éliminé totalement les rejets d’eaux usées dans la rivière, peu d’améliorations ont apporté une solution complète à la réduction des rejets de matières polluantes », lit-on dans le document faisant état des analyses des échantillons prélevés.
« Ce n’est pas parce que le ministère de l’Environnement tolère des déversements que c’est correct. Il faut mettre le doigt sur le bobo et aller à la source pour le corriger », lance quant à lui le président de la Fondation Rivières, Alain Saladzius.

« L’eau n’est pas un déversoir de nos poubelles. Ça peut avoir un impact général sur la santé de la population. »
– Olivier Derrien

Lors de fortes averses et que le volume d’eau est trop important, un processus s’enclenche pour éviter les inondations, à la Ville de Chambly.
En temps normal, les eaux usées sont dirigées au poste sur la rue Martel, tout près du centre nautique Gervais-Désourdy. Les eaux pluviales sont rejetées dans le bassin, alors que les égouts sanitaires sont pompés au quartier industriel pour être traités, puis rejetées dans la rivière.
En cas de pluie intense, le surplus est rejeté directement dans le bassin.
La municipalité doit revoir ses installations pour diviser les égouts sanitaires et pluviaux en deux conduits distincts, lorsqu’elle fait la réfection des infrastructures des vieux quartiers de la ville.
Dans sa pétition, les signataires implorent le gouvernement « d’accélérer les mesures pour qu’une réelle diminution des rejets de matières polluantes dans la rivière Richelieu et ses affluents puisse améliorer la qualité de l’eau que nous buvons tous les jours ».
Le député de Borduas, Simon Jolin-Barrette a déposé le 24 octobre la pétition au salon bleu.

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Jacques Charest
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Jacques Charest

Alors que le monde évolu à toute vitesse dans tout , la grande majorité des municipalités riveraines, pour ne pas dire toutes, n’ont pas fait beaucoup d’efforts depuis des décennies afin d’améliorer leurs systèmes d’égouts pour diminuer les rejets de ceux-ci. L’extrait du texte qui suit nous montre des chiffres plus qu’alarmant ; Selon les données présentées par le COVABAR, en 2016, 2019 déversements d’eaux usées se sont produits dans les stations d’épuration situées entre Saint-Jean-sur-Richelieu et Belœil.