Saint-Césaire n’aura plus d’agents patrouilleurs

Saint-Césaire n’aura plus d’agents patrouilleurs

SÉCURITÉ. La Ville de Saint-Césaire a décidé d’abolir ses trois postes d’agents patrouilleurs, le 16 novembre, lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal. Une décision motivée par des raisons budgétaires.

Selon le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, il en coûtait environ 80 000 $ à la municipalité pour maintenir ce service. Ce montant incluait, entre autres, les salaires, l’essence et la vérification des véhicules.

Comme l’explique le maire, la Ville n’avait pas les moyens de répondre à la demande de certains citoyens de bonifier ce service, qui se limitait à 24h de patrouille par semaine. «Nous ne pouvons pas mettre un service de sécurité publique sept jours sur sept, car c’est trop onéreux», soutient-il.

Il rappelle qu’il en coûte déjà plus de 800 000 $ par année à la municipalité pour être desservie par la Sûreté du Québec et que la Ville doit couvrir plusieurs dépenses. Il indique que le Complexe sportif coûtera environ 2,7 M$ et l’expropriation pour l’agrandissement de l’école St-Vincent, environ 3,5 M$. M. Benjamin souligne aussi que peu de municipalités de la même taille offrent ce service.

Le directeur des incendies de la Ville de Saint-Césaire, Étienne Chassé, ajoute que la Sûreté du Québec a les mêmes pouvoirs que les agents patrouilleurs, soit de faire appliquer les règlements municipaux, notamment ceux relatifs à l’arrosage et au stationnement. C’est pourquoi elle en assumera désormais l’entière responsabilité.

Il indique qu’elle s’occupera aussi de fermer la halte routière à 23h tous les soirs. Auparavant, la Sûreté du Québec devait effectuer cette tâche seulement quand les agents ne patrouillaient pas.

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