Rien à l’épreuve des Beauregard

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Rien à l’épreuve des Beauregard
Philippe Beauregard s’illustre de plus en plus comme étant un visionnaire de la relève agricole. (Photo : Chloé-Anne Touma)

Les propriétaires du Potager Mont-Rouge Halte gourmande, à Rougemont, n’ont pas fini de faire parler de leur culture de fraises en plein hiver qu’ils font maintenant jaser pour leur récente acquisition de l’érablière Mont-Rouge.

Avec ses 130 ans d’histoire, L’Érablière Mont-Rouge est une véritable institution de la région. C’est sous l’administration de ses nouveaux propriétaires, Philippe et Marjolaine Beauregard, qu’elle a rouvert ses portes au public, le samedi 27 février dernier, proposant des activités extérieures et des produits de l’érable sur place.

« L’acériculture fonctionne vraiment très bien en ce moment. » – Philippe Beauregard

Une nouvelle vision pour l’érablière

Depuis la réouverture, les visiteurs peuvent notamment profiter du forfait Tire-Toé une bûche, permettant aux membres d’une même bulle familiale de se réunir autour d’un feu de camp réservé et de goûter aux plaisirs de la saison des sucres au grand air. Diversifiant leurs industries agricoles et touchant à tout, les Beauregard ont du gaz dans le tracteur, et la pandémie ne les fait pas reculer. « L’acériculture fonctionne vraiment très bien en ce moment. », apporte Philippe, sous l’approbation de sa mère, Marielle Farley, qui s’avoue bien fière de son fils. « C’est le rêve de tout producteur d’avoir de la relève. » À seulement
30 ans, Philippe fait partie des hommes d’affaires les plus ambitieux et prospères de la relève agricole. Son sens des affaires, sa vision et sa passion pour le métier, dont il a hérité de ses parents avec sa sœur Marjolaine, semblent le pousser au dépassement et à la poursuite de l’innovation.

Bien que ce ne soit pas pour tout de suite, mère et fils mentionnent avoir quand même des inquiétudes relativement au plan de relance du ministre Pierre Dufour visant à augmenter la récolte forestière de près du double d’ici 2080. « On s’en va dans la mauvaise direction. Mais c’est la responsabilité de tout le monde, pas seulement des acériculteurs, de s’en inquiéter. », d’amener Marielle. Quant à l’ancien propriétaire, Fernand Paquette, il continue d’œuvrer à l’érablière. « Il avait besoin d’une relève, et moi, de son mentorat. On se complète bien ! », d’ajouter Philippe, qui entend donner un second souffle à l’entreprise, en proposant une formule quatre saisons qui fera revivre le temps des sucres tout au long de l’année.

Grâce aux Beauregard, l’agriculture n’aura jamais été aussi excitante qu’à Rougemont.

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