Réponses courtes pour dossiers importants des candidates à la mairie de Chambly

Photo de Frédéric Khalkhal
Par Frédéric Khalkhal
Réponses courtes  pour dossiers importants des candidates à la mairie de Chambly
Alexandra Labbé et Julie Daigneault. (Photo : courtoisie)

Le Journal de Chambly a posé des questions exigeant des réponses rapides aux deux candidates à la course à la mairie de Chambly sur des dossiers importants dans la Ville. Vous trouverez ci-dessous les visions de la mairesse sortante, Alexandra Labbé, et de la conseillère municipale sortante du district 8, Julie Daigneault.

Que fait-on de l’ancien golf à Chambly?

Alexandra Labbé (AL) : Il faut préserver un maximum de ce magnifique espace vert. Il n’y a plus de débats à avoir là-dessus. Ce qu’il faut arrêter de cacher, c’est que l’on a dans ce secteur d’énormes enjeux de circulation et des enjeux d’aménagement. Je nous souhaite un aménagement qui répondra au besoin de tous.
Julie Daigneault (JD) : On y met beaucoup d’efforts. On s’assoit avec le propriétaire et on trouve un terrain d’entente. Cela fait partie de nos enjeux environnementaux. On parle maintenant d’urgence climatique et on ne peut pas faire un effort de densification sans faire un effort de la protection de nos espaces verts.

Sur la Bennett?

JD : Mixité sociale, moins de densification. Il faut en faire un projet permettant d’avoir plus que des habitations. Il faut créer un milieu de vie et être créatif.
AL : Quel beau rendez-vous manqué! On prend des notes et on recommence. On avait un projet magnifique sur la table. Je pense que l’on a été trop confiants. C’était un investissement tellement attendu pour la population. On verra.

Pour le crématorium?

AL : C’est fini. Cela a été révélateur de nos élus. Encore là, c’est un rendez-vous raté pour travailler avec une personne de bonne foi. C’était quelque chose qui n’avait pas besoin d’être si controversé.
JD : En fait, il y a des lieux pour faire des choses. Ma position demeure la même. Bienvenue à cette entreprise, mais dans un lieu qui n’est pas derrière notre canal. On avait d’autres lieux pour le mettre et on se doit d’avoir ce courage politique de bien guider et orienter les entreprises qui viennent chez nous.

Le parc des Rapides?

JD : C’était l’exemple parfait d’un projet monté sans consultation publique où il a fallu se retourner. Ce parc fait partie de l’âme de notre ville, on ne pouvait pas le dénaturer et les citoyens nous l’ont prouvé.

AL : On vient d’annoncer que l’on reportera les travaux. Beaucoup de gens se sont exprimés pour qu’il reste tel quel. On les a écoutés, c’est ce que l’on a fait. C’est un super bel exemple que l’on est à l’écoute, désormais à Chambly. On est arrivés avec une proposition et on nous a dit que ce n’était pas ça que l’on voulait. On s’est ajustés. C’est ça, la consultation publique. La journée où l’on aura une équipe de fonctionnaires qui devinera exactement ce que les gens veulent, ça ira vite.

Poste de relève de la régie de police?

AL : Cette nouvelle mijote depuis longtemps. Je pense qu’après mon premier mandat de deux ans, ce que j’ai envie de célébrer, c’est la belle relation avec notre régie de police qui est revenue en deux ans. J’ai le bonheur d’être au conseil d’administration et au comité exécutif de la régie de police. C’est un grand privilège, car il n’y a que quelques villes qui y siègent. J’ai vraiment senti que la régie était contente de renouer avec Chambly. On n’a jamais coupé les ponts, mais on ressent qu’elle se sent beaucoup mieux dans la dynamique. C’est inspirant pour la suite.
JD : Il faut que les gens comprennent que cela ne nous offrira pas une meilleure couverture policière à Chambly, car les policiers patrouilleront les mêmes lieux qui sont déjà déterminés, mais au lieu de partir de Carignan, ils partiront de Chambly.

L’ambiance au sein du conseil municipal?

JD : Je la souhaite collaborative. Je la souhaite participative. Que les gens soient là et qu’ils écoutent les citoyens. On élit des conseillers municipaux pour représenter des citoyens, pour les écouter et aller à leur rencontre. Même si la seule exigence de la loi pour les conseillers est de siéger au conseil municipal, ce n’est pas un chèque en blanc que l’on nous fait. C’est important d’être proche des gens quand ils ont quelque chose à dire. Entre les élus, il faut qu’il y ait un esprit de collaboration.
AL : À part ce qui se passe publiquement, il n’y en a pas, de problème. J’ai comme l’impression que l’on tente de projeter une image publique qui ne ressemble pas du tout à la réalité. J’entends souvent le mot « débat » et l’envie de débattre et le pourquoi on ne débat pas, et cela vient beaucoup de certains élus. Cela vient du Mouvement citoyen et on demande des débats publics. À partir du moment où, comme conseil, on travaille ensemble et que l’on a des occasions de travailler ensemble, comme pour la régie de police ou la MRC, où je représente la Ville, quand on travaille en amont, avec nos équipes de fonctionnaires pour leur dire que l’on s’en va vers la droite, on ne fait jamais préparer à nos équipes l’option droite ou gauche. Cela serait du travail dans le vide. Moi, je suis pour les échanges dans un conseil. On n’est pas là pour forcer personne dans un faux consensus. On est là pour travailler ensemble en amont pour proposer quelque chose qui ralliera la population. J’ai comme l’impression que l’on s’est tellement perdus dans le désir de débattre que l’on a oublié d’échanger.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires