Rentrée scolaire : bilan du retour à l’école

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Par Jean-Christophe Noël
Rentrée scolaire : bilan du retour à l’école
(Photo : archives)

Depuis le 18 janvier, les élèves sont de retour sur les bancs d’école dans un contexte toujours pandémique.

Après la première semaine, le Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) a chiffré 457 élèves absents en raison d’un résultat positif à la COVID-19 (à la suite d’un test PCR, rapide ou d’un autotest). Il a dénombré 722 élèves absents pour des raisons liées à la COVID-19, sans résultat positif à un test. Aucune école n’a été fermée depuis la reprise. 4 groupes ont fermés en date du 21 janvier dans les écoles suivantes : des Cœurs-Vaillants (Contrecœur), Le Rocher (Saint-Amable), Du Moulin (Sainte-Julie), Le Rucher (Sainte-Julie).

« Le retour se passe mieux que les gens anticipaient. Il y a des ajustements mais les gens se réconfortent et voient au fil des jours que ça va de mieux en mieux […] on a vu beaucoup de sourires dans le visage des enfants et des membres du personnel, et beaucoup de soulagement pour les parents », décrit Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et député de Chambly. Il ajoute être conscient qu’une rentrée en temps de pandémie, « ça ne peut pas être parfait ».

De son côté, Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain, voit cette rentrée d’un autre œil. « C’est un peu du n’importe quoi au niveau des directives. C’est le constat des enseignants et du personnel de soutien qui se retrouvent à se gérer et se démêler entre les consignes ministérielles », dit-il.

Dorénavant, les écoles n’informent plus les parents systématiquement quand un cas de COVID touche la classe de leur enfant. « En effet, selon les nouvelles consignes du Ministère, la notion de contact modéré ou étroit à l’école n’est plus considérée, ce sont seulement les contacts domiciliaires qui comptent. De même, la Santé publique intervient seulement lorsqu’il y a 10 % des personnes fréquentant un établissement (employés et élèves) qui sont atteintes, ou 100 cas ou plus (dans une période de 14 jours) », justifie le CSSP.

« On a vu beaucoup de sourires dans le visage des enfants et des membres du personnel, et beaucoup de soulagement pour les parents. » – Jean-François Roberge

Détecteurs de dioxyde de carbone

Le ministère de l’Éducation a fait l’acquisition de 90 000 lecteurs de dioxyde de carbone (CO2). Ces derniers seront installés dans toutes les classes du Québec pour assurer un suivi de la qualité de l’air intérieur. Le CSSP procédera à l’installation d’environ 2500 de ces appareils dans les locaux de classe, les locaux de spécialité, les laboratoires et les bibliothèques de tous ses établissements. Au moment d’écrire ces lignes, plus de 1300 détecteurs (52 %) avaient été livrés au CSSP. « 100 % des classes ayant été ciblées prioritaires sont équipées et elles l’étaient avant même l’arrivée des élèves », stipule le ministre de l’Éducation.

Le déploiement des lecteurs se poursuit actuellement dans les écoles. En 2021, par école, trois échantillons avaient été prélevés à divers moments de la journée, dans deux locaux différents. Le taux de CO2 dans les locaux ne devait pas dépasser 1500 parties par million (ppm). « On ne doit pas considérer une lecture seule. Il faut considérer les moyennes durant l’occupation », explique M. Roberge. Il fait part que dans le cas de standards non atteints, des modifications au système de ventilation pourraient être nécessaires.

Agrandissement école secondaire

En juin 2019, le député de Chambly avait annoncé l’agrandissement de l’école secondaire de Chambly. Cette action permettait de rapatrier les élèves de quatrième et cinquième secondaire à Chambly plutôt que de les faire voyager à l’école secondaire du Mont-Bruno, à Saint-Bruno-de-Montarville. L’inauguration était estimée pour 2022. C’est plutôt en 2023 que feront leur entrée les élèves de quatrième secondaire et 2024 pour ceux de cinquième secondaire. « Il y a eu des enjeux relatifs à la pandémie. Il y a eu des retards dans la livraison de matériaux, notamment pour le béton et l’acier qui sont plus chers et plus rares. J’aurais aimé que ça se fasse vite mais, je veux aussi que ça se fasse bien et dans les coûts », termine Jean-François Roberge.

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