Rapport d’activités de Carignan : des points de vue divergents

Rapport d’activités de Carignan : des points de vue divergents

L’équipe Pro-Citoyens du maire Patrick Marquès a pu, en 2017, faire élire assez de candidats pour devenir majoritaire au conseil.

Crédit photo : archives/SM

L’administration du maire Patrick Marquès a publié son rapport d’activités pour 2018. Une année « bien remplie » selon le premier magistrat.

Le document dresse un portrait des réalisations dans sept secteurs incluant les priorités, pour chacun d’entre eux, que l’administration entend mettre de l’avant au cours de 2019.

«“ De quelle réalisation êtes-vous le plus fier?“ a demandé le Journal à M. Marquès. « Les actions que nous avons mises dans notre programme. On respecte les engagements; on est fiers de l’ensemble des réalisations pour 2018, et ce n’est qu’un début. »

Réalisations et priorités pour 2019

Les technologies de l’information et des communications ont été ciblées de manière à atteindre le plus grand nombre possible de citoyens. « Quand on a fait le budget, explique le maire, on nous faisait savoir qu’il y avait un besoin pour les services informatiques. On doit être à la page. »

L’administration a déjà entamé le processus concernant le PPU du secteur central, le plan concept d’urbanisation de la rue Henriette, le plan de mobilité active, entre autres.

On retiendra aussi la rédaction et l’adoption d’une politique de gestion des surplus, la mise en place d’un budget participatif et le suivi à faire concernant l’obtention d’une subvention de 1,5 million de dollars pour la réalisation d’un parc au Centre multifonctionnel. « On a déposé un projet préliminaire, mentionne le maire. Il va y avoir l’étape dans le règlement d’emprunt, le plan et devis et l’appel d’offres. »

Au chapitre des priorités, Carignan vise à devenir « une ville intelligente », se doter d’une politique de gestion de la dette, et d’une politique de l’arbre.

L’administration veut, par ailleurs, effectuer une étude de marché concernant les infrastructures lourdes de loisirs. S’agit-il de la construction d’un aréna? « On parle d’un ensemble de services qui sont déjà desservis par d’autres municipalités ou par Carignan », rapporte le maire avant d’ajouter : « on travaille là-dessus dans la MRC pour savoir quelles sont les infrastructures sportives ou culturelles qui seraient peut-être à déployer pour l’ensemble de la collectivité de la MRC. Nous, on a plus de 10 000 habitants; ça nécessite de nouvelles installations sportives. »

Réactions de l’opposition

Stéphanie Lefebvre, conseillère de l’opposition, indique que « plusieurs activités ont été entamées par l’administration du maire Fournier ». Elle cite les panneaux d’affichage numérique, les croque-livres et le programme de réduction de déversement d’eaux pluviales.

« L’administration du maire Marquès refuse la webdiffusion en prétextant des coûts trop élevés, mais ceci pourrait se faire à peu de frais en utilisant Facebook Live », mentionne l’élue.

Mme Lefebvre évoque les consultations menées pour s’interroger à savoir si le point de vue des citoyens est pris en compte. Elle donne l’exemple de la protection des milieux humides mentionnée lors de la consultation du PPU pour le secteur centre. « À peine un mois plus tard, l’administration Marquès retirait les mesures de protection des milieux humides. »

Elle plaide pour un développement qui limite l’étalement urbain et qui se base sur « des principes d’urbanisme durable en intégrant par exemple un règlement de contrôle intérimaire de l’abattage d’arbre qui a plus de poids qu’une simple politique de l’arbre. »

Sa collègue de l’opposition, Anne Poussard juge que l’administration investit « beaucoup dans les parcs, hausse l’endettement, mais il faut regarder le pouvoir d’achat des citoyens ».

« Il n’y a rien dans le transport en commun. Présentement, on donne des bébelles, il faut focaliser sur les besoins des citoyens. . »

La conseillère dit avoir beaucoup de réserve quand au développement du secteur centre compte tenu, dit-elle, qu’une bonne partie du territoire se trouve dans un milieu humide.

« Il n’y a rien dans le transport en commun. Présentement, on donne des bébelles, il faut focaliser sur les besoins des citoyens. Des cadeaux que la population va payer au bout du compte. »


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