Quand le sport se doit d’éduquer

Quand le sport se doit d’éduquer

Catégorie bantam : « Les Rapides » avec une équipe de Nunavut.

Crédit photo : courtoisie

Les disgracieux événements entourant Jonathan-Ismaël Diaby ont fait couler beaucoup d’encre, alors que sa famille et lui ont été victimes d’intimidation et d’insultes racistes tenues par des partisans lors de la joute entre les Marquis de Jonquière et les Pétroliers du Nord, le 23 février dernier.

Un texte de Jean-Christophe Noël

La poussière retombe lentement, mais c’est une saveur amère qui, invariablement, persiste à la suite des images qui ont circulé aux quatre coins de la province. « C’est inacceptable que des différences de couleurs, de langues, de sexes génèrent encore ce genre de conflits en 2019! Ça me dépasse! Constater que d’autres partisans soient témoins de la scène et n’interviennent pas est ce qui est le plus troublant. Si ce n’est pas tolérable en société, ce ne l’est pas plus dans un aréna », de s’indigner Daniel Goedike, qui assumera sa troisième année de présidence à la barre de l’Association du hockey mineur de Chambly.

L’Association a un rôle à jouer

Le sport amateur existe pour que les jeunes se réalisent et se dépassent, mais on dit souvent aussi que celui-ci doit servir principalement à construire de bons individus pour la société. L’éducation des enfants se passe à la maison et à l’école, mais également dans les installations sportives qu’ils fréquentent. « Le message doit passer initialement par les bénévoles qui s’impliquent auprès des jeunes. On veut tous gagner, mais notre rôle est de créer un espace confortable au sein duquel les joueurs vivent une expérience humaine enrichissante qui leur permet de se développer positivement », de renchérir monsieur Goedike.

« Si ce n’est pas tolérable en société, ce ne l’est pas plus dans un aréna. » – Daniel Goedike

Réagir immédiatement

« Au sein d’un grand groupe, on a parfois tendance à déléguer en se disant qu’un autre le fera à notre place. Il est important d’être proactif et de démontrer une forme de leadership. On ne peut pas se permettre d’être simple spectateur et il faut intervenir immédiatement lorsqu’il y a de tels débordements. Il n’est pas nécessaire d’intervenir de façon brusque. Cela peut être fait dans la modération », de nuancer Daniel Goedike.

Mesures prises par l’Association

« Avec la Ville, nous avons la chance d’avoir de la sécurité à l’aréna. Nous avons un protocole de sécurité en place dirigé davantage vers les enfants que vers les adultes. L’état psychologique des jeunes prime de beaucoup sur le résultat d’une partie de hockey », d’ajouter monsieur Goedike, président d’une association regroupant 700 joueurs et plus de 200 bénévoles.

Projet échange Chambly-Revere

Une façon de conscientiser les enfants et d’ouvrir leur esprit est de leur faire vivre la différence. Instauré depuis 46 ans, l’échange Chambly-Revere contribue activement à cette ouverture. En novembre, de jeunes hockeyeurs chamblyens partiront au Massachusetts, où ils seront hébergés par des familles bostoniennes. « C’est beaucoup plus qu’un tournoi. C’est une immersion, un échange culturel dans lequel francophones et anglophones de deux pays différents partagent leur passion », de conclure monsieur Goedicke, qui a lui-même vécu cet échange à l’enfance.

Pour consulter le guide de gestion de cas au hockey qui traite des comportements inacceptables impliquant les parents : https://equijustice.ca/data/guide-de-gestion-de-cas-au-hockey2.pdf

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