Quadruple noyade de 1980: De pénibles souvenirs remontent à la surface

Par christianlepage
Quadruple noyade de 1980: De pénibles souvenirs remontent à la surface

Une résidente de Marieville, Johanne Ostiguy, a vécu de pénibles souvenirs au cours des deux dernières semaines. Le décès du jeune Rémy Nolet lui a rappelé la mort par noyade de quatre de ces proches, il y a 35 ans.

À l’été 1980, Johanne habitait Montréal et n’avait que 18 ans lorsqu’elle a appris que son père, Jean-Jacques Ostiguy et sa conjointe Solange Lemay, 41 ans, ainsi que sa sœur Lyna Ostiguy 16 ans et son ami, Sylvain Chartier, 20 ans sont portés disparus dans le Bassin de Chambly.

Le groupe était allé faire une randonnée en bateau et leur embarcation avait chaviré en raison de fortes vagues. « Une tragédie inoubliable », affirme aujourd’hui Johanne Ostiguy, qui à l’époque, a dû attendre 26 jours avant qu’on retrouve le corps de son père. Sa sœur elle, avait été retrouvée dans la rivière Richelieu, près du pont de l’autoroute 20 à Mont Saint-Hilaire.

Il n’en fallait pas plus pour que Johanne décide de participer aux recherches pour retrouver Rémy Nolet. « Quand j’ai appris la nouvelle de cette noyade, je n’ai pas dormi de la nuit et j’ai décidé d’y aller dès le lendemain», raconte Johanne Ostiguy, qui s’est rendu sur place durant les 14 jours qu’ont duré les recherches. 

Johanne Ostiguy a vécu des moments intenses la première fois qu’elle a rencontré Catherine Desautels,  la jeune survivante qui se trouvait sur place, en compagnie de ses parents.  « Quand je lai vu, j’ai fondu en larme. Elle me rappelait tellement ce que j’avais vécu », raconte Johanne Ostiguy, qui a eu un pincement au cœur en apercevant les plongeurs de la Sûreté du Québec chercher au même endroit où son père s’était noyé en 1980. « Un copié collé », affirme la femme de 53 ans qui n’a jamais abandonné au cours de ces nombreuses journées de recherche.

Elle fait son deuil

Johanne Ostiguy avoue que ses recherches pour retrouver Rémy Nolet ont été pénibles, mais qu’elle en retire un certain soulagement intérieur.  « On aurait dit que j’ai finalisé mon deuil 35 ans plus tard. Que j’ai bouclé la boucle ». Elle se promet de prendre maintenant quelques jours de repos à la suite de ces moments de grandes émotions.

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