Protéger la « génération écrans »

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Protéger la « génération écrans »

Une conférence portant sur les effets du rapport qu’entretiennent les jeunes avec les écrans se tiendra le mois prochain à Chambly.

Offerte à l’école secondaire de Chambly, le 10 mai à 18h30, la conférence, intitulée « Génération écrans », s’adresse aux parents souhaitant « développer des stratégies pour encadrer l’utilisation des écrans de leur jeune, reconnaître un usage problématique ou en apprendre davantage » sur le sujet. On y abordera plusieurs thèmes, dont la cybercriminalité et la cyberdépendance.

De la prévention

Gratuit, l’événement est présenté en collaboration avec la Régie Intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent, le Centre en Réadaptation en dépendances Le Virage, et l’organisme communautaire Actions Dépendances, qui se spécialise dans la prévention des dépendances. Les parents intéressés à assister à la conférence doivent réserver leur billet en s’inscrivant sur la page de l’événement, à eventbrite.ca.

« Malheureusement, ça ne va pas en s’améliorant, c’est de pire en pire. » – Caroline Gaigeard

« Cela fait 15 ans qu’Actions Dépendances vient dans nos classes. Et ça fait aussi plusieurs années que cette conférence est offerte à notre école, pour les parents. Elle avait été arrêtée durant la pandémie, et là, elle est reproposée, relate Caroline Gaigeard, directrice de l’école secondaire. Ce genre d’initiative vise à sensibiliser autant les jeunes que les parents. On parlera de cyberintimidation, d’une génération écrans mais aussi de prévention. »

Notons que dans le cadre du même partenariat avec la Régie de police, la chanteuse Andie Duquette était venue à l’école, il y a quelques semaines, pour sensibiliser les élèves de secondaire 2 et 3 aux conséquences des usages des réseaux sociaux, ayant elle-même été victime de cyberintimidation.

« Malheureusement, ça ne va pas en s’améliorant, c’est de pire en pire, constate Mme Gaigeard. Dans mon temps, les jeunes n’étaient pas branchés à leur téléphone. Lorsqu’ils étaient intimidés, ils rentraient à la maison et y trouvaient un certain répit, une bulle plus sécuritaire. Tandis qu’avec la technologie et les réseaux sociaux, l’intimidation continue de sévir et d’atteindre les jeunes, 24h/24 », d’illustrer la directrice.

Quelques statistiques

Dans un rapport issu du Forum sur l’utilisation des écrans et la santé des jeunes du 10 février 2020, le gouvernement du Québec rend compte d’une étude menée en 2012 auprès de 4 000 jeunes de 14 à 17 ans, fréquentant diverses écoles privées et publiques de Québec, Trois-Rivières et Montréal. L’étude révèle que les adolescents passaient 18 heures par semaine sur Internet. « En moyenne, les garçons passaient significativement plus de temps sur Internet (19,65 heures par semaine) que les filles (16,68 heures par semaine) et, dans une plus grande proportion, les garçons utilisaient davantage les jeux vidéo, tandis que les filles (sollicitaient) plutôt les réseaux sociaux. Soulignons qu’à cette époque, la plupart des jeunes ne possédaient pas de téléphone intelligent, ni de tablette. Ainsi, le temps passé sur les applications n’est peut-être pas représentatif du temps que les jeunes y passent aujourd’hui », observe le ministère de la Santé et des Services sociaux dans les conclusions du rapport.

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