Projet Boisé du chemin à Carignan : le promoteur prêt pour les travaux

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Par Saïd Mahrady
Projet Boisé du chemin à Carignan : le promoteur prêt pour les travaux
(Photo : SM)

Le promoteur des Habitations Malachite, Marc Gagnon, va proposer à la Ville de Carignan d’achever les travaux des rues Ambroise-Joubert, Charlotte-Dubuc et Étienne-Provost.
« Je crois qu’il y a une rencontre prévue au milieu du mois, a affirmé en entrevue M. Gagnon. On a prévu programmer un rendez-vous avec la Ville. Ces gens vont-ils accepter? On n’a pas l’intention d’arrêter les procédures pour nos travaux. On leur a envoyé des cautionnements. »
La décision récente de la Ville de se porter acquéreur des rues et de terminer les travaux a-t-elle obligé le promoteur à aller plus vite? a demandé le Journal de Chambly. « Oui, c’est normal, ils ont le droit, c’est légitime. Moi, quand j’ai fini en décembre, il y a eu une entente de céder les rues si je retardais de leur offrir les travaux; ce n’est pas un litige qui date d’aujourd’hui. Il y avait cette entente. »
M. Gagnon dit attendre au début juin, soit au moment du dégel pour exécuter les travaux. « L’entrepreneur va me remettre le coût et les travaux devront être terminés à la fin juillet. » Il ajoute : « On prévoit inviter les citoyens à la fin du mois pour discuter de ce qui s’en vient après avoir fourni le tout à la Ville à la mi-avril. »

« On est encore en discussion pour les faire plutôt que d’aller vers ce processus-là. » – Marc Gagnon

Quant à connaître la raison du retard dans la livraison des rues, M. Gagnon impute cette situation à « une vieille histoire. La Ville voulait qu’on fasse les rues avant d’obtenir d’autres permis de construction. Et il y a eu un changement de conseil ».
Craint-il maintenant que la Ville lui refuse encore d’autres permis pour ses futurs développements alors qu’il cherche à acquérir des terrains? « C’est complètement indépendant; ce sont deux projets différents. Je vous dirai non. »
M. Gagnon dit ignorer la facture à payer si jamais la Ville réalisait elle-même les travaux. « Ça ne se fait pas en vingt-quatre heures. Je sais que les avocats discutent. Je ne pense pas que ce processus-là se fasse très rapidement. On est encore en discussion pour les faire plutôt que d’aller vers ce processus-là. »
Rappelons que la Ville dit vouloir assumer « le financement desdits travaux à même ses fonds généraux. Un échéancier sera bientôt présenté à la population résidante à cet égard ».
L’administration du maire Patrick Marquès disait aussi que depuis l’été dernier, elle « a maintenu les trois rues dans un état carrossable en procédant ponctuellement à des travaux de recharge granulaire, de nivelage de la chaussée, d’épandage d’abat-poussière lorsque requis. De la même façon, les fossés ont été nettoyés, les débris ramassés et la station de pompage a été mise en service ».
Le retard avait alors amené la Ville à entamer des procédures légales contre le promoteur.

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