Prévenir l’alcool au volant… des bateaux

Prévenir l’alcool au volant… des bateaux

La Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent était présente sur la rivière Richelieu et sur le Bassin de Chambly les 4 et 5 août pour la campagne de sensibilisation appelée Opération Alcool Zéro.

Crédit photo : archives

Les conducteurs d’embarcations de plaisance ont pu constater la présence d’agents de la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent la fin de semaine dernière sur la rivière Richelieu et le Bassin de Chambly. Ils ont parcouru le secteur pour sensibiliser les conducteurs d’embarcations nautiques aux dangers de l’alcool au volant.

Les patrouilleurs de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent sont présents tout au long de la saison pour s’assurer du bon respect des règles sur les plans d’eau. La différence était que cette fois-ci, les vérifications se faisaient de façon systématique sur les embarcations.

Les agents voulaient s’assurer que l’équipement sur les bateaux était réglementaire, que le conducteur possédait son permis et qu’il y avait assez de vestes de flottaison pour tous les passagers. Une fois les vérifications d’usages complétées, les conseils et mises en garde de prévention, concernant la prise d’alcool et de drogues, ont été expliqués aux conducteurs et passagers d’embarcations nautiques.

« On a sensibilisé les gens aux effets de l’alcool. Même si ce n’est pas au-dessus de la limite permise de 0,08, les consommateurs de boissons alcoolisées peuvent avoir certains effets compte tenu du soleil, du vent, de la chaleur et en raison de l’effet des vagues. Ces facteurs accentuent les sensations lors de la prise d’alcool », nous explique le sergent Jean-Luc Tremblay

La limite permise de 0,08 est en vigueur dans la province de Québec, mais si vous naviguez ailleurs, plusieurs juridictions interdisent la consommation d’alcool en bateau, comme c’est le cas en Ontario.

« On a sensibilisé les gens aux effets de l’alcool. Même si ce n’est pas au-dessus de la limite permise de 0,08, les consommateurs de boissons alcoolisées peuvent avoir certains effets compte tenu du soleil, du vent, de la chaleur et en raison de l’effet des vagues. Ces facteurs accentuent les sensations lors de la prise d’alcool » – Sergent Jean-Luc Tremblay

Un bilan positif

Au cours des deux dernières années, aucun constat de conduite avec facultés affaiblies n’a été émis sur les plans d’eau par la Régie intermunicipale de police Richelieu–Saint-Laurent. L’objectif de ce week-end, qui est de souligner l’importance de naviguer sobre, est donc accueilli favorablement. Les notions de sécurité ne s’arrêtent pas sur l’eau, comme nous l’explique le sergent Tremblay.

« Nos policiers de la patrouille nautique vont vérifier sur les quais et dans les stationnements pour s’assurer que la remorque et le bateau sont compatibles. Parfois, les gens achètent les deux séparément et ils ne savent pas toujours que la remorque est trop petite ou trop grande pour l’embarcation. L’application de la loi de la marine marchande est un autre sujet dont nous traitons avec les gens tout au long de la saison. »

Naviguer avec les facultés affaiblies

Naviguer avec les facultés affaiblies constitue une infraction au Code criminel canadien. Selon la loi, les conducteurs qui présentent plus de 80 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang sont passibles de pénalités. Pour un premier délit, l’amende minimale est de 1 000 $. Lors d’un deuxième délit, la conséquence minimale est de 30 jours d’emprisonnement. Finalement, pour un 3 délit, le minimum est de 120 jours de prison. La sentence maximale peut varier selon les lois provinciales en vigueur.

C’est en 2013 que le Conseil canadien de la sécurité nautique a mis sur pied la campagne de sensibilisation appelée Opération Alcool Zéro. Cette intervention a été faite dans le cadre de l’opération nationale, qui s’est déployée à travers le pays auprès de 14 millions de Canadiens lors du week-end dernier. Le Conseil offre également quatre autres campagnes de sécurité.

Comprendre pour réduire les risques

Selon le Conseil canadien de la sécurité nautique, de nombreux plaisanciers ne comprennent pas que l’action combinée du vent, du soleil et des mouvements du bateau amplifient les effets de l’alcool.

Les statistiques démontrent que la consommation d’alcool est attribuable à plus de 40 % des accidents de nautisme au Canada.

Il y a 300 patrouilleurs nautiques au Québec, qui ont donné 800 constats d’infraction en 2015 et 3300 avertissements.