Préserver la rivière des Hurons

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Par Chloé-Anne Touma, Initiative de Journalisme local
Préserver la rivière des Hurons
Avec le soutien de l'UPA, la Ferme P. et M. Daignault senc de Saint-Mathias a contribué à la préservation de l'écosystème aquatique de la rivière des Hurons. (Photo : capture d'écran - UPA)

Dans le cadre de son Projet par bassin versant de la rivière des Hurons, La Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Montérégie a soutenu celui de la Ferme P. et M. Daignault senc de Saint-Mathias-sur-Richelieu.

Le projet consistait à revégétaliser le replat et le talus d’une bande riveraine, dont l’érosion mettait l’écosystème des poissons en péril.

« C’est moi qui ai fait une demande à l’UPA. », nous informe Rémi Daignault, co-propriétaire de la ferme. « Je savais que d’améliorer la qualité de l’eau du bassin faisait partie de ses projets menés un peu partout à travers la région. Je pense qu’on en est à notre deuxième année en ce qui concerne le bassin de la rivière des Hurons. »

L’UPA explique que le travail s’est fait en trois volets. « Un premier volet des travaux a consisté en la pose de toiles antiérosives sur 100 m linéaires du talus et d’y planter quelques 1600 arbustes indigènes afin d’augmenter la stabilité de la berge. Un deuxième volet a permis de planter 70 arbres de 3 gallons chacun et 850 arbustes sur une superficie de 2 500 m2 (500 m de longueur par 5 m de largeur) du replat de la bande riveraine ciblée. Finalement, une bande riveraine élargie d’herbacées de 950 m de longueur et 10 m de largueur a été ensemencé au-delà de la section d’arbres et arbustes plantés. »

« C’est sûr que la pandémie a ralenti les choses (…) en tant que producteurs, on prend plus ou moins le temps de gérer la paperasse. » – Rémi Daignault 

Selon M Daignault, le plus long a été d’avoir les autorisations des diverses instances et les devis d’ingénieur, requis pour le projet. « C’est sûr que la pandémie a ralenti les choses. Puis, en général, en tant que producteurs, on prend plus ou moins le temps de gérer la paperasse. En s’occupant de cette aspect, l’UPA a allégé notre charge de travail et a grandement facilité la fluidité du projet. »

C’est aussi grâce à la participation financière du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, combinée au Fonds de la Nature du Canada pour les espèces aquatiques en péril octroyé par Pêches et Océans Canada, que le travail de préservation de la bande riveraine a pu se faire. La ferme a pu bénéficier du programme ALUS Montérégie, qui permet de rétribuer monétairement les biens et services écosystémiques aménagés pour la collectivité aux producteurs participants.

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Réjean Giguère
Réjean Giguère
24 jours

Bravo M. Daignault pour la protection de la rivière.
Est-ce que les arbres et arbustes vont aussi jouer le rôle d’absorber le surplus de phosphore provenant des engrais et éviter qu’il se retrouve dans la rivière?