Poursuite judiciaire: Une recommandation de L’UPAC, selon la mairesse

Poursuite judiciaire: Une recommandation de L’UPAC, selon la mairesse
(Photo : archives)

La mairesse de Saint-Mathias, Jocelyne G. Deswarte, affirme qu’elle a décidé d’envoyer une mise en demeure à Sylvain Morissette puis d’intenter une poursuite en justice sous la recommandation de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Elle soutient que l’UPAC lui a dit que dans le cas contraire, elle pourrait avoir des problèmes concernant les allégations de corruption qui ont été formulées contre elle. Mme Deswarte et son avocat, Me Daniel Cayer, considèrent qu’intenter une poursuite contre Sylvain Morissette est «la meilleure façon» de rétablir les faits et de « laver sa réputation », peut-on lire dans la poursuite.

La mairesse a affirmé en entrevue qu’il y a une différence entre le fait d’assumer ses responsabilités et de faire face aux critiques, en tant que personnage public, et d’accepter de telles allégations. Dans la requête, il est stipulé que «la mairesse reconnaît que sa charge publique doit l’amener à une certaine tolérance vis-à-vis les critiques parfois sévères de son administration. Par contre, la mairesse soutient que sa charge publique n’implique pas qu’elle doive accepter ce qui est allégué.»

Pas tous les coups sont permis

Son avocat renchérit dans le même sens en affirmant qu’il y a une limite à ce qu’un élu peut accepter comme commentaires. «La contestation politique, c’est une chose. L’affrontement politique, c’est une chose. Dans le cadre d’un débat politique, ça ne veut pas dire que tous les coups sont permis et qu’on peut s’accuser de pots de vin. Oui, un seuil de tolérance plus élevé pour les politiciens, mais ce ne sont pas tous les coups qui sont permis.», soutient-il.

Tel que mentionné dans la requête, «la mairesse soutient que l’effet cumulatif des allégations et insinuations diffamatoires […] la déconsidère dans l’esprit du public en la dépeignant comme étant une personne incompétente et malhonnête et qui gère mal les fonds publics.»

Elle ajoute que «jusqu’à la diffusion des allégations et insinuations diffamatoires, notamment celle de corruption, elle jouissait d’une excellente réputation dans les différents milieux où elle a œuvré jusqu’à ce jour». Toutefois,  en raison de ces relations «avec plusieurs personnes influentes de la Région […] la gravité des propos diffamatoires sur le site du défendeur a pu porter un sérieux coup à sa crédibilité.»

Redorer son image

Jocelyne Deswarte ne croit pas que d’autres moyens auraient pu être utilisés pour redorer son image, comme l’envoi de communiqués de presse et l’organisation de rencontres avec les citoyens. «Je vis avec ma mère et mon mari et ça nous a beaucoup affligés, mais je ne veux pas le montrer aux gens. En politique, il ne faut pas montrer nos problèmes aux gens», a-t-elle déclaré.

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