Postes Canada:Les villes de la région n’iront pas devant les tribunaux

Postes Canada:Les villes de la région n’iront pas devant les tribunaux

Les villes de la région appuient la décision de Montréal, Laval, Longueuil et Westmont de contester devant les tribunaux la décision de Postes Canada de mettre fin à la distribution du courrier à domicile, mais ne demanderont pas un statut d’intervenant.

À ce jour, trois municipalités qui font partie de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), soit Carignan, Richelieu et Marieville, ont adopté une résolution en avril exigeant un moratoire sur cette réforme des services postaux et Chambly prévoit le faire en juin. Toutefois, aucune autre démarche n’a été entreprise depuis.

Certaines d’entre elles, comme Chambly et Richelieu, considèrent que leur participation à l’action en justice n’est pas nécessaire. «Quelqu’un mène déjà le combat. Montréal n’a pas besoin de Chambly. C’est la métropole du Canada, alors elle a beaucoup de poids. Cette bataille juridique va être gagnée pour toutes les villes», affirme le maire de Chambly, Denis Lavoie.

Le maire de Richelieu, Jacques Ladouceur, abonde dans le même sens. «La Ville de Richelieu toute seule ne fera pas la différence. Qu’on soit quatre ou 100 villes, ça n’a pas d’importance. Nous allons nous faire entendre quand même», déclare-t-il, en précisant que la Ville n’a pas les moyens de participer à cette action devant la justice.

Du côté de Marieville et Carignan, les maires s’en remettent à l’UMQ. Nous attendons la décision de l’UMQ ainsi que la position de la MRC de Rouville. Ensuite, le conseil va décider s’il adopte la même position», indique le maire de Marieville, Gilles Delorme. Pour le maire de Carignan, René Fournier, il y a « des villes beaucoup mieux organisées pour faire ça» et il soutient que «l’UMQ a des spécialistes qui se penchent sur le dossier.» Il croit aussi que ça ne sert à rien de dédoubler le travail.

Pour l’instant, l’UMQ n’a pas encore décidé si elle allait participer à l’action en justice. Le conseiller aux communications de l’UMQ, Patrick Lemieux, affirme toutefois que «s’il y a une action en justice, leur voix (les petites municipalités) va se faire entendre par le biais de l’UMQ».

Pour ce qui est des autres villes de la région, qui elles font partie de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), elles sont moins concernées car elles ont déjà des boîtes postales communautaires. La mairesse de Saint-Mathias, Jocelyne G. Deswarte, prévoit pour sa part discuter avec le conseil municipal de la possibilité de demander le statut d’intervenant.

Le député de Chambly-Borduas, Matthew Dubé, se désole que les villes aient dû avoir recours à cette action en justice, mais il est conscient de l’impact d’une telle procédure. «L’action judiciaire montre qu’une lutte nationale atteint le local. Ça fait presque l’unanimité dans les administrations du Québec», soutient-il.

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