Élections provinciales

Circonscription d’Iberville : « Pas de baisse d’impôt » pour le maire de Marieville

Vincent Després, maire de Marieville située dans la circonscription d’Iberville, ne souhaite pas entendre parler de « baisse d’impôt » en cette campagne électorale.

« Je ne veux pas entendre parler de baisse d’impôt. Oui, il faut aider les plus vulnérables, c’est évident. Mais quand on regarde l’état de nos infrastructures, nos routes, nos hôpitaux, nos écoles, je veux entendre qu’on va investir, pas réduire les impôts », affirme Vincent Després, maire de Marieville. 

Il se réfère à des données transmises par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) dans lesquelles il est possible de constater un déficit de maintien des infrastructures d’eau qui atteignait 50 milliards de dollars en 2025. « Il y a des villes qui lèvent le drapeau concernant leur eau potable et leurs eaux usées, car les installations sont désuètes », observe M. Després.

Le maire marievillois aimerait que la façon de bâtir les programmes de subvention soit plus ouverte. « Si une enveloppe sort pour les infrastructures sportives, mais que ta ville a des besoins sur sa station d’épuration d’eau, tu n’iras pas te créer un besoin pour profiter de l’enveloppe qui passe. Arrêtons les subventions ciblées et faites juste une enveloppe globale. Donnez la responsabilité aux villes et elles pourront postuler selon leurs besoins respectifs », envisage-t-il. Pour Marieville, si une enveloppe globale existait, il mettrait l’accent sur l’entretien de ses infrastructures existantes.

L’UMQ met de l’avant six priorités avec des actions en phase avec celles-ci : Infrastructures municipales, habitation et itinérance, mobilité, Environnement et changements climatiques, développement économique et responsabilités et gouvernance. Vincent Després se dit en accord avec toutes. 

Saint-Césaire

Sylvain Létourneau, maire de Saint-Césaire, s’exprime également sur les programmes de subvention pour les infrastructures. « Nous avons besoin qu’ils soient remis sur pied. Nous avons beaucoup de travaux urgents pour l’acheminement de l’eau potable et des eaux usées pour lesquels normalement il y a des possibilités d’aide gouvernementale. S’il était possible d’avoir une garantie que des montants annuels récurrents de subvention nous seraient autorisés année après année, cela nous permettrait de mieux planifier nos travaux des prochaines années », déclare le maire césairois.

« Je veux entendre qu’on va investir. » – Vincent Després

Rougemont

Concernant les infrastructures municipales, Benoit Bouthillier, maire de Rougemont, mentionne qu’il faut d’abord plus d’aide financière aux municipalités, puis une meilleure prévisibilité pour pouvoir planifier les investissements. Il renchérit ensuite sur le transport collectif. « Avant de parler de tarif unique ou de nouveaux investissements, il faudrait s’assurer que nos citoyens et nos visiteurs ont un service adéquat. Un meilleur service permettrait aussi de réduire le nombre de véhicules sur les routes et donc notre impact environnemental », indique le maire. Il estime qu’il faut « faire davantage » pour sécuriser les routes, notamment en ce qui concerne la vitesse. En agriculture et achat local, il demande de mieux soutenir les entreprises agricoles, surtout les petites et moyennes, qui doivent composer avec plusieurs contraintes administratives, et que soit favorisé l’achat local. Il complète avec les organismes communautaires. « Leur travail est essentiel. Ils viennent combler des besoins à un coût moindre, notamment grâce à l’implication de nombreux bénévoles. Il faudrait donc mieux les soutenir financièrement. »

Sainte-Angèle-de-Monnoir

Caroline Channell, mairesse de Saint-Angèle-de-Monnoir, met de l’avant trois enjeux. Elle soulève tout d’abord l’absence d’un centre de la petite enfance (CPE). « Nous avons une école primaire, plusieurs enfants et de jeunes familles dans notre communauté, mais toujours aucun CPE sur notre territoire. C’est donc un besoin bien réel pour notre milieu », considère-t-elle.

Comme ses homologues, elle confirme que les infrastructures représentent également un enjeu majeur. « Comme petite municipalité, nous faisons face à des besoins importants et nous avons besoin d’un réel coup de pouce pour être en mesure de réaliser les investissements nécessaires, tout en respectant la capacité de payer de nos citoyens », évalue la mairesse.

Elle parle aussi de logement, une réalité à laquelle plusieurs municipalités sont confrontées actuellement. « Chez nous, le défi est d’autant plus grand que les possibilités de développement sont très limitées », termine Mme Channell.