Circonscription de Chambly : Julie Guyot pour le PQ

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer en politique?
J’ai toujours voulu me lancer. C’est un vieux projet. Au premier référendum de 80, j’étais au primaire. C’est la seule fois que j’ai pleuré : au lendemain de la défaite. Au secondaire, dans mon cours d’éducation au choix de carrière, l’enseignant m’a demandé ce que je voulais faire plus tard. J’ai répondu que je serai la première première ministre du Québec et que je ferai l’indépendance. Mme Marois m’a devancée, j’en suis fort aise! D’une chose à l’autre, la vie a fait que je me suis impliquée en politique. La politique active n’a pas été possible avant aujourd’hui. Je suis très heureuse d’y être enfin.

Quelles sont vos forces et que pouvez-vous apporter aux gens de la circonscription?
Je suis très attachée au collectif. M’inscrivant dans la pensée de Louis-Joseph Papineau et du mouvement des Patriotes, je souhaite améliorer le bien-être de cette collectivité. Je suis quelqu’un de déterminé. Je suis sensible, donc j’ai de l’écoute. J’entends les besoins et je suis la courroie de transmission, et la personne qui prendra action. Aussi, je ferme les dossiers, je les porte à bien. Je n’ai qu’une parole et je la tiens.

Quelles sont vos priorités dans la circonscription?
On doit améliorer l’accessibilité aux soins de santé. Je ne parle pas de la qualité, mais bien de l’accessibilité. Chaque circonscription devrait avoir son CLSC avec une bonification des services offerts pour mieux desservir en première ligne les citoyens. Les services du CLSC de Richelieu ont diminué au cours des huit dernières années. Il faut y remédier. On va y offrir des services, en santé mentale, pour nos jeunes, et dans les écoles. Avec les réseaux sociaux et la pandémie, ils vivent des enjeux. En éducation, on veut que tous les élèves aient accès aux mêmes services. Je veux aussi améliorer l’agilité en transport, que ce soit en transport collectif ou routier. En sport, on m’a aussi parlé de difficulté d’accessibilité aux terrains de baseball.

Si vous étiez élue, quel serait le premier dossier que vous ouvririez?
J’en ouvrirais plusieurs, mais je prendrais en premier le transport. Dès mes premiers contacts avec la population d’ici, on m’a parlé d’abord du transport. Nous voulons aussi instaurer la passe universelle au sujet du transport en commun. Je nomme aussi les fameux CLSC.

Lors du dernier mandat, y a-t-il un dossier sur lequel vous auriez souhaité intervenir et de quelle façon l’auriez-vous fait?
Les dix années pour l’agrandissement de l’école secondaire de Chambly. C’est au moins 30 M$ de dépassement de coûts. Ce sont 2 000 personnes (élèves et personnel) qui fréquentent le lieu qui n’est pas encore entièrement accessible. Je suis professeur de cégep. Pour que ce soit propice aux apprentissages, il faut un milieu sain dans lequel tu as envie d’aller. Il en va de même pour les employés. J’aurais aussi offert aux organismes communautaires la subvention plancher. La société québécoise a besoin d’eux.

Selon les sondages, la course est très serrée dans la circonscription entre la CAQ et le PQ. Que devez-vous faire pour aller chercher le comté?
Lors du contact avec la population, qu’elle soit consciente que je suis vraiment à leur écoute pour, à la fois, aller porter leur parole à l’Assemblée nationale et aussi agir sur leurs besoins.

Quel regard portez-vous sur la souveraineté du Québec?
Mon regard est très positif. Le Québec a vraiment tout ce qu’il faut sur le plan des institutions financières, politiques, des connaissances, main-d’œuvre, etc., pour être un pays indépendant productif et compétitif, et avoir notre place à la table des nations. Je suis en faveur de l’indépendance. Je l’ai toujours été et le serai toujours.