Chambly : Olivier Primeau à la rencontre du Délires et Délices

L’influenceur et entrepreneur Olivier Primeau était de passage au Délires et Délices de Chambly. Mandaté par la Coalition avenir Québec (CAQ), il est venu s’abreuver des enjeux vécus par les petites et moyennes entreprises (PME) dans lesquelles s’inscrit la microbrasserie.

Olivier Primeau, entrepreneur et influenceur connu au Québec, s’est associé à la Coalition avenir Québec (CAQ) pour effectuer une tournée des PME québécoises pendant la campagne électorale. Le 22 septembre dernier, il s’est arrêté au Délires et Délices de Chambly pour recueillir les commentaires d’Anik Cormier, copropriétaire de la microbrasserie. Elle lui a fait faire le tour des lieux et exposé les enjeux concernant son commerce. Elle souhaite notamment qu’il lui soit permis de vendre en fût sa bière, seulement dans les restaurants locaux.

Un risque à prendre

L’homme d’affaires est bien occupé avec ses diverses entreprises. Pourquoi s’être lancé dans un tel mandat avec la CAQ? « Par passion! On a encore le droit, en 2026, de faire des choses sans rien attendre en retour. Je trippe tellement sur l’entrepreneuriat depuis que je suis jeune », explique-t-il. Ce sont 20 000 $ qu’il reçoit de la CAQ pour ce rôle. Il assure les remettre à une œuvre de bienfaisance, qu’il choisira après les élections. Il soutient qu’à l’issue de la campagne, un poste en politique ne l’attend pas. « Des vacances, c’est ça qui m’attend! Je continue d’être entrepreneur. Je reçois toujours des offres, que ce soit en politique ou en entrepreneuriat. Je les écoute, mais en ce moment, je n’ai rien d’autre », fait-il savoir.

Il est fort d’une communauté de plusieurs centaines de milliers d’abonnés. Ils sont nombreux sur ses plateformes à détester la CAQ. Ils font savoir leur mécontentement quant à cette alliance bâtie pour la campagne électorale. « Il y avait un risque de m’associer comme ça. Je l’ai pris. J’ai toujours pris des risques dans ma vie. Il y a une vie après la campagne. Sur le plancher, les gens ne me parlent pas de partis. Ils me parlent d’économie. L’économie québécoise n’est pas partisane », observe-t-il.

Le « fardeau bureaucratique »

Sur les réseaux sociaux, Olivier Primeau publie son opinion sur toutes sortes de sujets. Il affirme ne pas avoir été muselé dans le cadre de son mandat. « J’ai carte blanche. Là, je me concentre à donner de la visibilité aux PME et le constat que je fais d’une région à l’autre », répond-il. Lors de notre rencontre, moyennant quatre à cinq visites quotidiennes, il chiffrait avoir vu une soixantaine d’entreprises à travers la province. Il en vise une centaine. Bien que les commerces vivent des réalités propres à eux, des enjeux similaires ressortent.

Celui qui approche la quarantaine en cible deux principaux : le manque de main-d’œuvre étrangère qualifiée et le fardeau bureaucratique. Parmi les incohérences du système, il donne l’exemple de Fabbrica, une compagnie située à Saguenay, qui conçoit notamment de la mayonnaise. Elle aurait souhaité vendre ses produits à l’hôpital de Chicoutimi, tout juste à côté. Elle n’a pas remporté l’appel d’offres. Toutefois, si elle l’avait emporté, l’hôpital détient un contrat de distribution unique. Il aurait donc fallu que Fabbrica livre ses produits au centre de distribution de Montréal pour ensuite revenir à l’hôpital de Chicoutimi. « Même le fonctionnaire me dit que cette réglementation n’a pas d’allure », nous dit Olivier Primeau.

En temps réel, son équipe résume ce qu’elle a entendu sur le terrain et le transmet à la CAQ. Olivier Primeau promet un rapport succinct de l’ensemble de sa tournée décrivant, à travers des exemples concrets, les enjeux principaux qui en découlent.

Fond de controverse

La tournée s’effectue à bord d’une fourgonnette à l’effigie de Christine Frechette, première ministre et cheffe de la CAQ. Olivier Primeau persiste et signe, il est « un conservateur dans un comté où mon vote ne va rien servir et, si je ne veux pas d’un référendum, mon vote doit aller à la CAQ », a-t-il écrit sur ses réseaux. À savoir s’il aurait accepté ce même mandat envers les PME provenant d’un autre parti politique, il répond négativement. « Je n’y ai même pas pensé. La première ministre m’a appelé et m’a demandé si ça me tentait. J’ai répondu positivement », termine-t-il.