Plonger du haut d’une montgolfière : Lysanne Richard reste « gonflée » à bloc

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Plonger du haut d’une montgolfière : Lysanne Richard reste « gonflée » à bloc
En raison d’un climat non favorable, Lysanne Richard n’a pu faire son saut en août. (Photo : réseaux sociaux)

Si l’athlète Lysanne Richard n’a pu effectuer son plongeon du haut d’une montgolfière au mois d’août contrairement à ce qui avait été annoncé, elle assure toutefois ne pas se dégonfler.

En raison d’un climat parfois légèrement venteux et capricieux, le saut prévu à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu a dû être reporté plusieurs fois au cours du dernier mois. « Tout est prêt, on attend juste les bons vents. J’ai tellement hâte de recevoir le go », a réitéré l’athlète chamblyenne dans une récente publication, impatiente d’effectuer son saut, qu’elle souhaite synchroniser avec celui de son collaborateur, Yves Milord, qui sera dans une autre montgolfière.

Que partie remise

Rappelons que le 16 août dernier, elle expliquait que les vents n’avaient pas été de son côté, mais elle remerciait le soutien de son équipe pour les efforts investis. « Je suis certaine que les frères Montgolfier ont dû mettre quelques essais avant de vivre leur réussite », avait-elle illustré. « Le succès des prochains jours n’en sera que plus savoureux », avait-elle offert en guise d’encouragement.

« Le succès des prochains jours n’en sera que plus savoureux. » – Lysanne Richard

« Vu l’imprévisibilité et la complexité des conditions, on n’invite personne à y assister. Nous étions là à 4 h du matin, on a fait un long vol et on a essayé de rediriger les ballons avec un ponton et une corde, mais on n’a pas réussi à être au-dessus de la zone de départ, et donc, on n’a pas pu plonger », a raconté la plongeuse de haut vol au journal.

Une soif insatiable de défis

Ce qui est sûr pour Mme Richard, c’est qu’il lui en faudra plus pour « péter sa balloune », comme on dit en bon Québécois, puisqu’elle n’en est pas à son premier défi, ayant toujours un record à battre ou un projet à se mettre sous la dent. Pour celle qui a déjà plongé d’une hauteur de plus de 25 mètres, le défi réel pour ce saut réside dans le fait de plonger d’un point de départ en mouvement et qu’il faudra en avoir maîtrisé la manœuvre, qui se veut non conventionnelle et qui implique « des vrilles et des rotations », commandant une gestion très précise de la vitesse.

« Ce projet m’en apprend à tellement de niveaux. Je suis emballée par les nouvelles connaissances que j’en ai acquises et les rencontres que j’ai faites. Un autre constat important est que je suis attachée aux difficultés. Depuis que l’on a dû reporter nos plongeons, je réalise encore plus à quel point ce défi est grand, mais aussi à quel point j’y tiens. Étrangement, j’ai tendance à aimer ça quand c’est difficile! Sûrement encore cette éternelle quête de dépassement de soi, le sentiment de mission accomplie n’est que plus fort quand le résultat a demandé travail, patience et efforts. À refaire cette histoire, je n’en changerais rien! J’ai trop hâte au grand jour », déclare Mme Richard.

Son équipe avait prévu six dates au calendrier pour les essais, soit le lundi 16 août, le mardi 17 et le mercredi 18, puis les lundi, mardi et mercredi de la semaine suivante. D’autres journées sont prévues en septembre, jusqu’à l’accomplissement de l’exploit tant attendu.

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