Plan d’urgence dans les écoles

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Par Jean-Christophe Noël
Plan d’urgence dans les écoles
Les commissions scolaires ont leur protocole afin de bien réagir face à l’intrusion d’un individu ayant une arme à feu en sa possession. (Photo : archives)

Les tueries dans les écoles, plus fréquentes chez nos voisins du sud, où les armes à feu se promènent plus librement, ont forcé les commissions scolaires, au fil du temps, à réagir et à outiller les membres de leur personnel.

Le 12 juin, les élèves de l’école secondaire Mgr-Euclide-Théberge de Marieville, ainsi que des trois écoles primaires du secteur, avaient été confinés en raison de propos menaçants prodigués par un adolescent. Selon le 98.5 Montréal, au moment de l’événement, l’adolescent aurait publié ses intentions de s’en prendre aux jeunes, visés avec une arme à feu.

Céline Falardeau, directrice des communications de la commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR), parle des mesures mises en place afin de répondre adéquatement à une potentielle menace.

« À la suite des événements survenus au collège Dawson, la Commission scolaire des Hautes-Rivières a mandaté une firme externe spécialisée dans l’élaboration de plans de mesures d’urgence afin de doter chacun de ses établissements d’un tel type de plan. Ce plan contient les situations d’urgence potentielles pouvant survenir dans nos milieux, dont la présence d’un tireur actif. Ces plans ont alors été diffusés à l’ensemble des établissements et des formations ont été offertes aux directions et au personnel.

Par la suite, les corps policiers ont élaboré et mis en place leur plan de réponses pour les établissements sécuritaires (PRES) prévoyant les interventions à effectuer en cas de présence d’un tireur actif. Ces derniers ont alors travaillé en collaboration avec les écoles. Ils ont présenté le programme et, dans certaines écoles, ils ont organisé des exercices de confinement sans la présence des élèves », décrit Mme Falardeau.

Commission scolaire des Patriotes

« Tous nos bâtiments possèdent leur plan de mesure d’urgence en fonction de leur milieu (caractéristiques du bâtiment, nombre d’élèves, etc.), explique Marie-Michèle Blais, des communications de la commission scolaire de Patriotes. Ces plans sont pris en charge par le Service des ressources matérielles de la commission scolaire et mis à jour annuellement. Ces plans comportent plusieurs plans d’action répondant à diverses situations d’urgence (panne électrique, pénurie d’eau potable, incendie, etc.), incluant le cas d’un tireur actif.

Chaque situation d’urgence comporte ses mesures spécifiques, mais évidemment que le personnel communiquera immédiatement avec le 911 dans le cas d’un tireur actif. Dès que les services de police arrivent sur les lieux, ce sont eux qui prennent en charge la situation. »

« On s’éloigne des murs, des portes, des fenêtres, tout ce qui est propice à recevoir une balle égarée. » – Caroline Gaigeard

École secondaire de Chambly

La directrice de l’école secondaire de Chambly, Caroline Gaigeard, parle de son établissement scolaire.

« Oui, nous avons un protocole établi avec le personnel enseignant. Si un code rouge est signalé, il y a confinement. On s’embarre dans son local et on n’ouvre à personne, sous aucun prétexte. On s’éloigne des murs, des portes, des fenêtres, tout ce qui est propice à recevoir une balle égarée. On se fait petit au sol et on garde le silence », émet la directrice.

Exercice sans élèves

Il n’y a pas de scénarios ou de mises en scène en place impliquant les élèves dans un cas de tireur qui s’infiltrerait.

« Les armes à feu n’étant pas dans nos mœurs, nous avons la chance au Québec que ce soit des cas très isolés. Ça peut être controversé ou troublant, ce genre de répétition avec les élèves. On ne souhaite pas non plus implanter la crainte dans la tête des jeunes. Il fut un temps où l’on entrait dans les écoles facilement. Ce n’est plus le cas. Maintenant, les portes sont barrées et se déverrouillent lors des périodes de battements. Tous doivent passer par l’administration et sonner s’ils veulent qu’on ouvre », complète Mme Gaigeard.

Le Journal a également sollicité la direction des écoles Monseigneur-Euclide-Théberge de Marieville et Paul-Germain-Ostiguy de Saint-Césaire, mais n’avait pas obtenu de réponses au moment d’écrire ces lignes.

 

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