Passeport vaccinal à la SAQ: un étau qui se resserre

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Passeport vaccinal à la SAQ: un étau qui se resserre
SAQ de Chambly (Photo : archives)

Depuis le 18 janvier, les non-vaccinés n’ont plus accès aux succursales de la SAQ et de la SQDC, où le passeport vaccinal est désormais exigé. La semaine prochaine, ils seront également bannis des quincailleries et autres commerces à grande surface de plus de 1500 m2.

Rappelons que 150 agents de sécurité devaient être déployés dans plusieurs succursales de la SAQ. Or, en raison d’un manque de gardiens de sécurité qui fait écho à la pénurie de main-d’œuvre qui sévit, seulement 135 agents ont veillé au bon déroulement du processus au cours de la première journée de vérification des passeports vaccinaux. À la suite de confrontations houleuses ayant eu lieu dans les SAQ de Montréal, depuis l’instauration de cette mesure,  le journal de Chambly a pris le pouls des succursales de Chambly et des environs pour savoir si leurs employés connaissaient une situation homologue.

« 90 % des gens sont vaccinés, donc il n’y a pas vraiment de problème, mais ça viendra. » – Employé à la SAQ de Chambly

Une situation encore sous contrôle

À la SAQ de Marieville (124 Rue Ouellette), une employée de plancher qui préfère garder l’anonymat rapporte que « ça se passe très bien pour le moment, sans résistance. Aucun agent n’a été déployé à notre SAQ. Mais il faut comprendre que ça ne fait que quelques jours et que c’est encore tôt pour savoir commet ça va réagir. »

À la SAQ de Chambly (1255 Bd de Périgny), qui attire habituellement encore plus de clients, et où un agent de sécurité a été affecté, on dresse un portrait similaire. Un employé, qui a lui aussi souhaité témoigner anonymement pour éviter de possibles représailles de sa hiérarchie, indique que « ça se passe super bien. Franchement, je peux vous dire que pour l’instant, il n’y a absolument rien à rapporter. »

Selon lui, la situation pourrait toutefois changer en période d’achalandage. « Il faut comprendre qu’avec la tempête de neige qu’il y a eu lundi, et le climat en général, en janvier, il y a moins d’achalandage. Ce n’est pas le mois le plus représentatif dans la vie d’un commerce, ce n’est pas là que l’impact se fait le plus ressentir. 90 % des gens sont vaccinés, donc il n’y a pas vraiment de problème, mais ça viendra. Nous ne sommes pas fous, on sait que ça peut arriver. Chaque semaine, quelqu’un pète sa coche parce qu’on n’a pas le produit qu’il veut, mais c’est comme ça partout. Il y a aura toujours quelqu’un pour péter sa coche quelque part, parce qu’il n’y a pas de brocoli à l’épicerie ou pour autre chose. Ce sont les hauts et les bas de la vie du public. »

Question aux lecteurs :

Avez-vous déjà eu besoin de l’intervention d’un agent de sécurité en travaillant au service à la clientèle?

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