Parole aux candidats de Chambly sur la santé

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Par Frédéric Khalkhal
Parole aux candidats de Chambly sur la santé
Le 3 octobre 2022, les citoyens sont appelés à voter dans le cadre des élections générales du Québec. (Photo : archives)

Dans le cadre de la campagne menant aux élections générales le 3 octobre, le Journal de Chambly donne la parole aux cinq principaux candidats de la circonscription de Chambly. Cette semaine, les candidats parleront santé.

Lina Yunes, Parti libéral du Québec (PLQ).

« Au Parti libéral du Québec, nous sommes conscients que la santé des Québécoises et des Québécois est un enjeu central. À titre de députée du comté de Chambly, je soutiendrai ses citoyennes et ses citoyens afin de leur permettre de bénéficier de suivis et de soins au moment où ils sont nécessaires. En effet, le fait d’être en santé permet de profiter réellement de la vie.
L’accès à un médecin de famille est une priorité. Avec plus d’un million de personnes qui n’y ont pas accès, nous devons assurer une réelle prise en charge de leur santé à long terme. Cela ne signifie pas d’avoir toujours besoin de le consulter. Une fois le diagnostic établi, un pharmacien peut très bien être mis à contribution pour suivre la médication et son dosage. Parfois, un suivi particulier peut être effectué par un travailleur social ou une infirmière. Le médecin reste cependant accessible et garde un œil sur la santé globale de ses patients.
Il est également important que nous prenions soin de nos aînés, qui ont construit le Québec d’aujourd’hui, entre autres en s’assurant de mettre en place et de maintenir des ratios personnel-patients sécuritaires dans tous les CHSLD. En ce qui concerne l’augmentation de la détresse psychologique et les enjeux de santé mentale, le PLQ mettra en place différentes mesures dont un programme public de psychothérapie pour assurer un accès universel et un meilleur financement des organismes communautaires qui œuvrent en santé mentale. »

Vincent Michaux St-Louis (QS)

« Nous devons réorienter notre vision en santé pour nous recentrer sur le citoyen et l’accès aux services. Nos CLSC doivent redevenir des lieux où l’on reçoit des soins. En utilisant ces institutions déjà installées dans les différentes régions du Québec, nous pourrons désengorger les urgences et permettre aux gens de recevoir des soins de base sans passer par l’hôpital. La ligne d’Info-Santé sera bonifiée, pour qu’elle serve de véritable première ligne à l’obtention d’information ou d’un rendez-vous médical dans sa région et ainsi désengorger les hôpitaux. Il faut revoir les limitations de soin imposées aux infirmières, élargir leur droit d’action et faire confiance à leur professionnalisme et à leurs expertises. Nous devons améliorer drastiquement leurs conditions de travail en éliminant le temps supplémentaire obligatoire et en augmentant leur rémunération. Concernant les aînés, il faut favoriser les soins à domicile afin de leur permettre de rester chez eux en toute dignité le plus longtemps possible. Les structures pour améliorer le système de santé sont déjà en place, mais elles ont été délaissées. Il faut des solutions concrètes et rapides. Pas besoin de réinventer la roue, il faut juste une volonté politique. Dans le comté, ce que cela signifie : obtenir à nouveau des soins de première ligne au CLSC de Richelieu, désengorger les urgences des hôpitaux de la région, permettre à nos aînés d’avoir accès à des soins à domicile, obtenir des services rapidement via Info-Santé. Les Québécois(e)s méritent un système de santé accessible! Le 3 octobre, simplifions l’accès aux soins! »

Jean-François Roberge (CAQ)

« À la CAQ, la santé est un enjeu important. Notre gouvernement a dévoilé, en mars dernier, un plan concret pour effectuer des changements indispensables au réseau. Le système de santé doit être plus efficace, plus humain. Le patient doit être au cœur des priorités. Continuons avec un gouvernement de la CAQ pour renforcer le réseau de la santé et offrir de meilleurs services plus humains et plus performants aux Québécois :

· Création de l’agence Santé Québec et coupure dans la bureaucratie pour améliorer la gouvernance du système de santé;
· Plus de médecins, plus de professionnels de la santé, avec plus d’autonomie, pour de meilleurs soins aux Québécois;
· Création d’une porte d’entrée unique et simplifiée pour tous les soins de première ligne via la plateforme Votre Santé;
· Investissements majeurs pour les soins et services à domicile;
· Nouveaux centres médicaux privés accessibles gratuitement, avec la carte d’assurance maladie;
· L’hôpital à la maison pour plus de confort pour les patients et désengorger les hôpitaux;
Je m’engage à implanter un groupe de médecine familiale universitaire (GMF-U) à Chambly. Ceci assurera un meilleur accès aux soins de santé pour les citoyens et les citoyennes de la région. Nous sommes déterminés à poursuivre notre travail pour un milieu de travail adéquat pour les professionnels de la santé et de bons soins pour les patients. »

Marie-Laurence Desgagné (PQ).

« Je suis très sensible aux besoins des gens de Chambly en matière de soins de santé. Je souhaite agir sur plusieurs fronts pour favoriser l’accès aux soins, mais aussi pour aider nos travailleurs de la santé et prévenir d’autres crises à long terme. Je souhaite rétablir nos services de première ligne pour les soins liés aux urgences mineures, les services de santé mentale, les suivis et la prévention, en ramenant les services de sans rendez-vous au CLSC de Richelieu et en y assurant l’accès à un professionnel de la santé douze heures par jour.
Je souhaite aussi offrir à nos organismes communautaires un financement prévisible et adéquat pour qu’ils puissent remplir leurs missions, notamment en itinérance, en santé sexuelle et en santé mentale.  Je souhaite également mieux soutenir les citoyens désirant recevoir des soins à domicile en triplant le nombre d’heures en soins à domicile et en aidant financièrement les proches aidants. J’entends aussi le besoin urgent d’améliorer les conditions de travail des travailleurs du réseau de la santé. J’aimerais que nous respections des quotas de professionnels qui soient sécuritaires et abolissions le recours au temps supplémentaire obligatoire.  Finalement, je crois nécessaire de mieux financer la santé publique et d’assurer la transparence et l’indépendance de son directeur national, de mettre sur pied un service de psychothérapie universel, et de s’attarder aux effets néfastes des changements climatiques sur la santé de la population en appliquant un plan ambitieux en environnement comme celui que nous avons présenté au début de la campagne. »

Daniel Desnoyers (PCQ).

« La pandémie a révélé aux Québécois la fragilité et les limites de notre système de santé, de même que la nécessité d’une réforme. Dans le contexte où le vieillissement de la population s’accélérera dans les dix prochaines années et où les Québécois auront besoin de plus en plus de soins et de ressources d’hébergement, nous nous dirigeons vers une implosion du système.
À cet effet, il faut permettre à l’assureur public (RAMQ) de rembourser des soins médicaux dispensés dans le secteur privé après des délais d’attente au secteur public jugés déraisonnables, en fonction du niveau d’urgence des pathologies, ainsi qu’à n’importe quel moment, si le coût des services s’avérait moins dispendieux que dans le secteur public.   De plus, nous devons augmenter le nombre de super-infirmières afin d’atteindre dans un premier mandat un ratio semblable à celui de l’Ontario. Élargir le champ de pratique de plusieurs professionnels de la santé tels qu’infirmières, pharmaciens et physiothérapeutes.  Le système de santé a besoin de moins de fonctionnaires. Le PCQ diminuera significativement le nombre de sous-ministres et de sous-ministres adjoints au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux. Avec cette épargne, nous offrirons à nos aînés le même niveau de couverture d’assurance en ce qui a trait aux soins à domicile et aux soins de longue durée que les pays les plus performants, par une assurance étatique ou privée.

Finalement, nous ouvrirons une commission d’enquête, afin de savoir ce qui s’est passé dans les CHSLD durant la pandémie de COVID-19. »

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