Parcourir le Québec en passant par Chambly

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Par Martine Veillette
Parcourir le Québec  en passant par Chambly
Pascal Auger présente des formations de randonnée communautaire dans le coin de Chambly. (Photo : courtoisie)

Depuis trois ans, les Québécois peuvent parcourir la province à la marche, dans le même genre que le chemin de Compostelle, avec le Chemin du Québec. Le parcours traverse Chambly.

D’emblée, Pascal Auger, coordonnateur et initiateur du Chemin du Québec, précise que ce n’est pas « un Compostelle au Québec » puisque cette ville n’est pas présente dans la province, mais que les valeurs de ce réputé chemin, soit la liberté, l’autonomie et son côté abordable, sont au cœur de Chemin du Québec.

Le parcours part de Dorval et se rend jusqu’en Gaspésie en passant par Chambly. « On voulait quelque chose de comparable à Compostelle et avoir un chemin avec une bonne distance qui traverse le Québec », explique le passionné de randonnée.

Il ajoute que lorsqu’ils ont pensé le tracé, il souhaitait éviter de circuler sur des chemins achalandés. « À Chambly, il y a déjà une piste cyclable qui a facilité le choix, dit-il. C’est aussi une ville où l’on est bien accueilli, il y a le charme du patrimoine et le calme. » Chambly fait partie du secteur « citadin », qui fait 368 km entre Montréal et Vallée-Jonction, dans le coin de Québec.

Suivre le chemin

Pour l’instant, le chemin n’est pas balisé par de la signalisation. « On est sensibles à l’utilisation des technologies et aussi sensibles à la pollution visuelle. On ne sait pas encore si l’on marquera ou non le chemin. On est en discussion avec le ministère du Tourisme et celui du Transport. Il est marqué via notre site Web et les participants peuvent se servir de leurs téléphones avec la géolocalisation », précise
M.Auger.

L’homme indique qu’il y a trois façons de participer à cette marche, qui prône l’autonomie des marcheurs. Il est possible de partir seul, de suivre la carte et de choisir les endroits où le marcheur mangera et dormira. Les participants peuvent obtenir un coup de main des employés du Chemin du Québec pour trouver des endroits où dormir sur leur route. Enfin, ils peuvent aussi participer à un rando-séjour, où plusieurs personnes parcourent le même tronçon à leur rythme et où les arrêts sont prévus.

Peu importe la façon choisie, le marcheur peut se doter d’un carnet du randonneur. « C’est un beau clin d’œil à celui de Compostelle », soutient le coordonnateur. Le carnet permet de faire estampiller ses pages dans les différentes villes parcourues, une preuve de passage. « Ça fait un beau souvenir », souligne-t-il.

« Quand tu marches, tu as le temps de voir les boutiques et les restaurants. Il n’y a rien de mieux pour découvrir son quartier, sa ville et son pays. » – Pascal Auger

Le positif de la marche

M. Auger affirme que le Québec était dû pour avoir ce genre de parcours et que l’on est en retard sur le reste du monde. Il précise que le Chemin du Québec n’a rien à envier aux autres. « Chez nous, on a du patrimoine, on a de l’histoire, on a la chaleur humaine et un grand territoire », avance-t-il.

Pour ce passionné de la randonnée communautaire, la marche permet de décrocher pour penser à soi. Cette activité permet aussi de prendre le temps de voir ce qui nous entoure.

« Le principe de la randonnée communautaire est de retourner aux sources, au local et à l’humain. Il n’y a rien de mieux que d’arrêter dans des endroits locaux. Quand tu marches, tu as le temps de voir les boutiques et les restaurants. Il n’y a rien de mieux pour découvrir son quartier, sa ville et son pays », avance M. Auger, qui était justement en train de marcher au moment de l’entrevue.

Habituellement, les membres du Chemin du Québec marchent une section du parcours à raison d’une semaine par mois. Ce qui fait qu’en huit mois, ils ont traversé le Québec. Cette année, ces marches n’ont pu se tenir.

Formation

M.Auger donne également des formations sur la randonnée communautaire. « On explique comment ça marche, où marcher, où dormir et l’équipement que ça prend », relate-t-il.

La formation inclut une journée plus technique et une journée pratique, où les participants marchent entre 15 et 20 km. « On fait souvent Chambly/Saint-Jean-sur-Richelieu. Chaque mois, les gens peuvent nous voir passer », soutient le résidant de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Défi ça marche

Le 2 novembre, l’organisme a aussi lancé la campagne de financement Défi ça marche. Le but premier de cette activité, en dehors du financement, est d’inciter les gens à sortir marcher.

« Les gens marchent de chez eux. Ils accumulent des kilomètres (qu’ils peuvent inscrire) et ils voient où ils seraient rendus dans la traversée du Québec. Ça permet de découvrir le Québec de chez soi », explique l’organisateur.

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