Panique dans une RPA à Saint-Jean-sur-Richelieu

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Panique dans une RPA à Saint-Jean-sur-Richelieu
Le rendez-vous pour la vaccination des 80 ans et plus débutera demain partout au Québec. (Photo : archives)

60 usagers de la résidence privée pour aînés (RPA) Samuel-de-Champlain de Saint-Jean-sur-Richelieu ont dû être placés en isolement après qu’une infirmière venue les vacciner ait été déclarée positive à la COVID-19.

L’infirmière, dont l’identité n’a pas été révélée, était venue vacciner les résidants de l’établissement le 2 février dernier. Pour l’instant, on a assuré au journal qu’il n’y avait pas d’éclosion dans la résidence. On a procédé au dépistage préventif de tous les résidants de la RPA hier, à la suite duquel « aucun cas positif n’a été rapporté », nous confirme Éric Beaulieu, vice-président des opérations au groupe Résidences Fleur de Lys.

« Il s’agit d’une infirmière auxiliaire recrutée par le biais de Je Contribue. » – Martine Lesage

Plus de peur que de mal

« La personne ayant vacciné des résidants de la RPA Samuel-de-Champlain à Saint-Jean-sur-Richelieu a effectivement été testée positive à la COVID-19 quelques jours plus tard. Il s’agit d’une infirmière auxiliaire recrutée par le biais de Je Contribue. », nous apprend la porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre, Martine Lesage. L’apparition des symptômes serait survenue après cette journée de vaccination. « Elle a obtenu son résultat positif deux jours plus tard et en a immédiatement informé les responsables de la vaccination du CISSS. Elle n’avait pas vacciné entre-temps. »

Selon Mme Lesage, les résidants sont considérés comme étant « à faible risque puisque la vaccinatrice a porté les équipements de protection individuelle, de même que les usagers qu’elle a vaccinés. De plus, la vaccination dure moins de 15 minutes. »

Faire preuve de vigilance

Janine Bessette, fille d’une résidante, a confié qu’elle et sa mère avait trouvé tout cela « stressant », mais qu’elle n’en tenait pas rigueur à la RPA, qui est parvenue jusqu’à présent a éviter les éclosions, en 11 mois de pandémie. Elle souhaite que toutes les précautions soient prises par la santé publique afin d’assurer que ses employés soient en état de se rendre auprès d’aînés vulnérables lorsqu’appelés à la tâche.

Mme Lesage explique que le CISSS de la Montérégie-Centre fait remplir et signer un registre des symptômes par tous les vaccinateurs lors de leur journée de travail. « La vaccinatrice l’avait complété comme il se doit, et aucun symptôme n’y avait été inscrit. »

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