Nouveau siège au conseil

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Par Jean-Christophe Noël
Nouveau siège au conseil
Jean-François Roberge est désormais ministre de la Langue française, des Relations canadiennes et de la Francophonie. (Photo : (Photo : Jean-Christophe Noël))

Jean-François Roberge n’est plus ministre de l’Éducation, comme il a été dévoilé lors de la composition du Conseil des ministres le 20 octobre dernier.

C’est l’ancien ministre du Parti québécois, Bernard Drainville, qui hérite du ministère de l’Éducation. « Je vous dirais que j’ai le sentiment du devoir accompli », établit Jean-François Roberge quant à ses quatre années à titre de ministre de l’Éducation. Il parle des dossiers qu’il a mis en branle et de ceux en implantation. Il énumère le protecteur national de l’élève, la rénovation des écoles et l’ajout de professionnels.

Contexte pandémique

Mener la barque du réseau de l’éducation est un défi en soi. La pandémie a ajouté une couche à l’épreuve. « Le contexte de la pandémie et d’avancer dans cette tempête a été très difficile. C’est un sentiment très positif qui m’habite », avance le député de Chambly au terme de ce mandat à l’Éducation.

Nouveau poste

L’ancien ministre de l’Éducation Jean-François Roberge devient donc ministre de la Langue française, des Relations canadiennes et de la Francophonie. Il sera aussi responsable de l’accès à l’information et de la Laïcité. Après avoir été convoqué par le premier ministre du Québec, François Legault, et ses conseillers, et avoir échangé avec ceux-ci, la décision s’est prise. Il se dit content d’obtenir les dossiers liés à l’identité et à la nation québécoise. « C’est un naturel pour moi d’avoir la langue », raconte l’homme qui a publié deux romans et un essai. Il a également enseigné le français. « Quand on me donne en quelque sorte la promotion de la nation québécoise à l’intérieur du système canadien, c’est très satisfaisant pour moi », convient-il.

Il considère avoir obtenu le titre en raison de son « amour profond pour la langue française ». À travers son mandat de ministre de l’Éducation, il était intervenu sur différents dossiers au sein du Conseil des ministres impliquant la langue. Ce fut le cas notamment avec Sonia LeBel, présidente du Conseil du Trésor, et Simon Jolin-Barrette, leader parlementaire du gouvernement et ministre de la Justice.

« On veut être la nation francophone d’Amérique du Nord encore dans un siècle. » – Jean-François Roberge

Nouveaux défis 

La langue française bat de l’aile plus que jamais au pays. En assurer sa pérennité est une inquiétude. « Il y a urgence dans la demeure, concède le ministre. Il y a eu un recul du français ces dernières années/décennies, c’est indéniable. » Il juge incontournable que la province se conscientise sur ces données démographiques et linguistiques. « Il faut que l’on se mobilise comme nation, pas seulement pour défendre le français, mais pour la valoriser. On veut être la nation francophone d’Amérique du Nord encore dans un siècle. Pour ça, il faut interpeller tout le Canada », évoque le ministre de la Langue française. 

Actions dans la circonscription

Lors de la dernière campagne électorale, celui qui a été élu député de Chambly pour un troisième mandat a fait quelques promesses. Il s’est engagé à implanter un groupe de médecine familiale universitaire (GMF-U) à Chambly. C’est le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre qui en coordonnera l’implantation. Jean-François Roberge mentionne déjà travailler avec ses partenaires régionaux à ce sujet. « On ne parle pas de deux ou trois locaux. On parle d’une clinique […] c’est majeur. Ça pose des enjeux qui sont logistiques. Ça veut dire travailler en équipe à la fois avec la Municipalité et le CISSS », fait-il valoir. Il n’est pas encore possible de dire où et quand sera établi le GMF-U à Chambly.

L’ouverture d’une voie UAB (utilisation de l’accotement par les bus) sur le boulevard Fréchette, à Chambly, en direction nord, a aussi été nommée par Jean-François Roberge lors de la campagne. Le ministère du Transport, parfois ciblé pour sa lenteur lors du traitement de certains dossiers, sera impliqué. « Les dossiers les plus importants ne sont pas toujours les plus rapides. L’idée, c’est de commencer rapidement et de ne pas perdre de temps avant d’entamer le travail », convient M. Roberge. C’est la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, qui est devenue ministre des Transports et de la Mobilité durable. « Je parlerai avec Geneviève Guilbault à cet égard-là », complète-t-il.

En matière aquatique, la création du Fonds Bleu devrait permettre un investissement de 650 M$ lors du prochain mandat. Concrètement, pour le bassin de Chambly et la rivière Richelieu, à quoi servira cet argent? « On veut redonner les rives des rivières et des lacs aux citoyens et assainir l’ensemble des rivières et des lacs du Québec », généralise M. Roberge. Plus précisément, à l’échelle locale, il dit vouloir « accompagner sans affrontements les agriculteurs qui utilisent de l’engrais et des pesticides, et travailler avec les municipalités pour séparer les égouts pluviaux et sanitaires ». Le ministre met également en reflet l’importance d’être au-dessus des normes pour les usines d’épuration. « Ça veut dire des investissements qui sont importants, d’où la création de ce fonds », renchérit-il.

En terminant, en matière d’éducation, Jean-François Roberge ne se dit pas en posture pour donner des conseils à Bernard Drainville, son successeur. Il assure toutefois son accessibilité dans le but de procéder à une bonne transition. Ensemble, ils ont déjà échangé concernant la transmission des dossiers.

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