Noé Talbot et sa bande aux Francos

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Par Jean-Christophe Noël
Noé Talbot et sa bande aux Francos
Noé Talbot en prestation aux Francofolies de Montréal, accompagné du Chamblyen Stevo Rock à la batterie. (Photo : courtoisie)

Le 19 juin, sur la scène Hydro-Québec, Noé Talbot a livré une heure de musique à haut voltage. Dans le cadre d’un spectacle gratuit aux Francofolies de Montréal, les festivaliers en ont eu pour leur argent.

Qu’il la présente échevelée ou fraîchement trimée du capillaire, elle décoiffe, la poésie musicale de Noé Talbot. Par l’entremise de ses textes profonds, on ne reste pas en surface avec le jeune homme natif de Chambly qui nous cisaille l’esprit de ses réflexions et nous plonge la tête sous un jet de sujets poignants. Il en a fait la savante démonstration aux Francofolies de Montréal, offrant à quelques centaines de spectateurs une mise en plis mélodieuse, tressée de notes et de mots pas toujours lisses ni soyeux.

« C’était vraiment cool, il y avait beaucoup de monde. C’est un sentiment d’accomplissement qui m’habite. J’y ai ressenti un réel plaisir », exprime l’auteur-compositeur-interprète.

Francofolies

Pour un musicien du Québec ou de la francophonie universelle, le festival des Francofolies, c’est gros, c’est prestigieux, c’est une consécration. « Depuis que je suis jeune, je souhaite y participer. C’est le rêve de tout artiste francophone. Ça représente une réussite, mais ça veut surtout dire que ma musique marche de mieux en mieux. C’est, en quelque sorte, une reconnaissance du milieu », dépeint le musicien qui a joué, accompagné d’un band complet, une douzaine de chansons.

Tournée européenne

Le décalage horaire ne s’est pas fait sentir aux Francofolies même si Noé Talbot revenait tout juste de sa onzième tournée européenne. Laissant son empreinte en Belgique et en France, il a offert plus de dix prestations, entre autres de Rouen à Lyon en passant par Vendôme, et bouclant son itinéraire à Paris.

« L’aboutissement à Paris était dans le cadre d’un gros festival, sur une énorme scène. Il y a de plus en plus de gens à mes shows et les personnes présentes chantent les paroles », exprime gaiement l’homme qui réserve lui-même environ 70 % de ses spectacles. Revenant sur quelques faits saillants de cette tournée, le jeune homme dit au passage : « J’ai essayé la poutine en France; elle n’est pas à la hauteur. »

Projets à venir

Autres que plusieurs spectacles annoncés au mois de juillet, Noé Talbot a quelques projets qui mijotent à feu moyen-vif sur le rond du poêle.

« J’ai essayé la poutine en France; elle n’est pas à la hauteur. » – Noé Talbot

« J’ai été très occupé avec la tournée, mais je devrais sortir mon extrait rap d’ici un mois ou deux. J’hésite encore sous quel nom le projet sortira », raconte-t-il de façon mitigée. Ce projet sortirait sous la bannière Hell for Breakfast, sous-branche de Slam Disques.

Ne se satisfaisant pas que de musique en ce qui a trait à l’expression artistique, M. Talbot progresse dans son projet littéraire. Le livre pour enfants qu’il a coécrit en collaboration avec Marie-Pier Bouchard est imprimé et les deux comparses cherchent activement une maison d’édition.

Enseignement

Parallèlement, le musicien est aussi enseignant. Avec la carrière musicale qui fleurit au rythme des pulsations des percussions qui l’accompagnent, la carrière d’enseignant est sur pause, soit, mais elle existe bel et bien. Pour des raisons personnelles, Noé Talbot fait partie de cette jeune garde d’enseignants qui ont déserté le navire et que la profession n’a su séduire suffisamment afin de les garder à bon port. Relativement au besoin criant d’enseignants partout au Québec, il confie : « Bonne chance au gouvernement pour trouver des enseignants dans les conditions de travail actuelles. Les conditions sont difficiles et ne valorisent pas la profession. C’est un remaniement complet dont le système scolaire aurait besoin. »

Les prochains concerts de Noé Talbot sont le 4 juillet à Chibougamau, le 5 juillet à Lebel-sur-Quévillon, le 13 juillet à Mont-Carmel et le 19 juillet à Dunham.

 

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