Nathan Rainville : espoir de la lutte olympique

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Par Frédéric Khalkhal
Nathan Rainville : espoir de la lutte olympique
Nathan Rainville a pu recevoir le soutien de la fondation de Georges St-Pierre dans son sport la lutte olympique. (Photo : courtoisie)

Sept étudiants-athlètes de la relève ont été appuyés par la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ) et par la Fondation Georges St-Pierre (FGSP). Nathan Rainville, de Marieville, athlète en lutte olympique, fait partie de ces jeunes espoirs.

Nathan Rainville, 16 ans, a été récompensé de 2000 $ par la FAEQ et la FGSP, grâce à une bourse de soutien à la réussite scolaire et sportive qui vise à favoriser la conciliation des études et du sport de haut niveau. C’est la deuxième fois qu’il bénéficie de cette aide.

Une cérémonie virtuelle sur Zoom a permis à Georges St-Pierre, ancien champion du monde d’arts martiaux mixtes, philanthrope, entrepreneur et acteur à ses heures, d’échanger avec les sept jeunes athlètes de leurs réussites et de leurs défis.

Ces bourses permettent de soutenir annuellement des étudiants-athlètes pratiquant un sport que Georges St-Pierre intégrait dans sa préparation : la boxe, l’escrime, la gymnastique artistique, le judo, le karaté, la lutte et le taekwondo.

La lutte olympique, c’est le sport de Nathan. Médaillé d’or dans la catégorie juvénile chez les moins de 65 kg à la Classique Matmen en décembre 2021, il étudie en 3e secondaire à l’école Paul-Germain-Ostiguy à Saint-Césaire. Pour justifier sa bourse, les organisateurs ont expliqué que « Nathan se démarque par sa rapidité, sa force physique, sa soif d’apprendre et sa détermination. Il peaufine ses stratégies défensives, de même que sa lutte au sol. Il désire poursuivre sa route jusqu’à ce qu’il monte sur la première marche du podium aux Championnats du monde et qu’il représente le pays aux Jeux olympiques. Le lutteur veut assurer la relève au sein de l’entreprise familiale dans le domaine de la construction ».

Pendant la pandémie
Ça n’a pas toujours été facile de pratiquer pleinement son sport lors des deux dernières années à cause de la pandémie de COVID-19. « C’est compliqué de trouver un endroit où s’entraîner depuis mars 2020. J’ai eu un peu de misère au début, mais je suis en pleine forme, maintenant. » Il n’a pas baissé les bras pour maintenir son niveau, s’entraînant tous les jours.

Tous les matins de 7 h à 7 h 45, avant d’aller à l’école, il s’impose une séance de vélo. En semaine, entre 12 h et 13 h, à l’école, une séance d’entraînement s’ajoute. De plus, trois fois par semaine, de 16 h à 18 h 30, il intègre une séance d’entraînement supplémentaire. Enfin, le dimanche, de 10 h à 13 h 30, il a droit a un dernier entraînement à Montréal pour finir la semaine.

Comme dans tous les sports, et surtout ceux de combat, la lutte n’a pas dérogé aux restrictions imposées par la pandémie à l’ensemble des activités de notre société. « Les athlètes se nourrissent de compétition. C’est la motivation pour faire les entraînements. Il faut regarder à long terme et garder espoir tout en maintenant la condition physique », indique Dominique Choquette, qui signale que les entraînements pourront reprendre dès le 31 janvier.

Pour M. Choquette, son entraîneur depuis que Nathan a commencé la lutte vers l’âge de six ans, « il est né dans une famille de lutteurs et il s’est vite démarqué dans ce sport, car cela semble naturel pour lui. Il a maintenant toutes les habiletés de base. Il est fort, flexible, rapide et a une bonne maîtrise technique de la lutte ».

Un rêve olympique
Tenir la forme, Nathan n’en a pas eu le choix pour espérer obtenir une chance d’être sélectionné et de remporter les prochains Championnats panaméricains, qui se dérouleront fin juin en Argentine, au sein de l’équipe cadet. « Les sélections pour faire partie de l’équipe nationale étaient prévues en mars. Elles ont été reportées fin mai. C’est mon prochain objectif. Mon rêve, mais c’est à plus long terme, ce sera de participer au Championnat du monde et aux Jeux olympiques dans un horizon de deux à trois ans », envisage-t-il.

La fondation Georges St-Pierre
Pour Georges St-Pierre, « à nouveau cette année, le Programme de bourses de ma Fondation prend tout son sens alors que ses boursiers et boursières ont été particulièrement touchés par les restrictions sanitaires liées à la pandémie. Plus que jamais, il est primordial que les jeunes poursuivent leurs études afin de bien préparer leur éventuelle transition du sport vers le travail. Il est vraiment gratifiant de les soutenir en ces moments difficiles, de découvrir leurs histoires, leurs parcours et d’être tout simplement là pour eux ».

La Fondation est soutenue financièrement par Georges St-Pierre ainsi que par ses nombreux commanditaires. Tous les fonds recueillis par la Fondation sont redistribués aux meilleurs organismes et aux programmes dédiés à la prévention de l’intimidation ainsi qu’à la promotion du sport et la poursuite des études chez les jeunes.

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