Mordre à l’école

Photo de Jean-Christophe Noël
Par Jean-Christophe Noël
Mordre à l’école
Les élèves développant les rudiments de la pêche. (Photo : courtoisie)

L’enseignant richelois Guillaume Larouche a démarré un club de pêche en parascolaire à l’école Saint-François-Xavier, à La Prairie.

« Avec ce qu’ils ont connu en raison de la COVID-19, les jeunes avaient besoin de prendre l’air », déclare Guillaume Larouche, qui enseigne au niveau secondaire. L’anxiété chez les jeunes, il dit l’avoir vue augmenter au fil des deux dernières années. C’est sous cette prémisse qu’il a développé l’idée du club de pêche.

C’est un programme de 20 heures qui attend les élèves. Quatre cours théoriques avec des invités spéciaux, un cours pratique et sept sorties afin d’explorer de nouvelles zones de pêche sont au menu. Les élèves auront également l’occasion d’essayer la pêche sur planche à pagaie. Cette façon de pêcher permet notamment la possibilité d’atteindre de nouveaux endroits inaccessibles des berges.

Parmi les cours théoriques, les élèves aborderont entre autres les notions suivantes : l’histoire des poissons, les caractéristiques des lacs et des cours d’eau; le poisson et son habitat, l’équipement de pêche, la réglementation et la sécurité, la pratique de montage de ligne et des nœuds, etc.

« Tu peux intégrer la matière directement dans l’action plutôt qu’à travers des livres. » – Guillaume Larouche

« L’objectif est de faire découvrir les différentes sortes de poissons, leurs habitats et les techniques pour les capturer dans les différents spots du coin », explique le Richelois. Ces différents secteurs sont ciblés pour être accessibles raisonnablement à vélo, étant situés à dix minutes ou tout au plus à quarante minutes de l’école. La rivière Saint-Jacques, le lac de la Citière, le canal Rive-Sud et le fleuve Saint-Laurent sont les plans d’eau dans lesquels pêcheront les élèves. Il sera possible pour ceux-ci d’hameçonner carpe, barbotte, barbu, crapet, brochet, doré, esturgeon, etc.

Fierté d’accomplissement

Guillaume Larouche voit plus loin que l’activité en soi. « Le sentiment de fierté qu’ils (les élèves) ont d’avoir accompli quelque chose quand ils capturent un poisson! Tout passe dans leur regard. » Ce regard, il le voyait beaucoup moins depuis que la pandémie s’était installée.

Ce type de projet parle à des élèves dont les apprentissages se transmettent parfois davantage dans l’action concrète que par le crayon et le papier. « Tu peux intégrer la matière directement dans l’action plutôt qu’à travers des livres », constate avec expérience Guillaume Larouche. Il fait rayonner l’importance d’avoir une passion, de s’investir dans un projet épanouissant, de trouver sa voie. « Tu peux devenir ce que tu veux plus tard quand tu as ça », termine-t-il.

Petit bateau rouge

Guillaume Larouche ne passe pas inaperçu, au printemps, avec son petit bateau rouge qu’il accroche à même sa planche à pagaie dans le but de nettoyer les abords de la rivière Richelieu, souillée de l’empreinte humaine. Avec sa communauté nautique, il mettra bientôt à profit sa connaissance du bassin ainsi que de la rivière. Il les soulagera autant que possible des déchets qui s’y sont accumulés et qui se dévoilent lorsque fond la neige.

Les bienfaits de la pêche

– Diminue le stress, l’anxiété
– Crée des liens sociaux
– Brûle des calories
– Améliore l’estime de soi
– Est une source d’évasion
– Permet de se ressourcer
et de faire le vide
– Améliore l’équilibre et la coordination
– Enseigne la patience/persévérance
– Crée des souvenirs

 

 

 

 

 

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