Mettre en échec le cancer

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Par Jean-Christophe Noël
Mettre en échec le cancer
Noah, huit mois, est atteint d’une tumeur cancéreuse de type sarcome d’Ewing. (Photo : courtoisie)

Hockey Balle Haut-Richelieu organise un tournoi bénéfice afin d’amasser de l’argent pour Noah, un poupon atteint du cancer.

Noah vient tout juste d’avoir huit mois. Aux dires de ses parents, il est un petit bonhomme enjoué, gourmand, souriant, attachant et d’un tempérament calme et apaisant. Il y a plusieurs semaines, ses parent ont remarqué que sa narine gauche était complètement obstruée. Lors de leur première visite en oto-rhino-laryngologie (ORL), ils se sont fait dire que Noah n’avait ni plus ni moins qu’un rhume, qu’il fallait être patient, que le tout se résorberait avec le temps. Toutefois, il n’en fut rien. Quelques semaines plus tard, l’air ne passait plus dans les deux narines de Noah, rendant sa respiration ardue et l’allaitement quasi impossible. « L’instinct de maman ne trompe pas et, malgré les fortes réticences du pédiatre de Noah d’émettre une seconde demande de consultation en ORL, nous avons fait les démarches pour obtenir un autre avis », communiquent les parents de l’enfant.

Étant donné que la famille n’a pas été en mesure de voir un spécialiste, elle s’est rendue à l’urgence de Sainte-Justine dans l’espoir d’être prise au sérieux. L’urgentologue de garde leur a obtenu une consultation en ORL dix jours plus tard.

50 400 $ – C’est l’argent amassé jusqu’à maintenant à travers la campagne de sociofinancement.

Après d’innombrables tests, le verdict est tombé : une tumeur cancéreuse de type sarcome d’Ewing, soit un cancer des os et des tissus mous. Celle-ci croît dans la narine gauche de Noah et commence à pousser sur les structures avoisinantes, dont son œil gauche. Ce type de cancer touche environ 200 enfants et adolescents par année aux États-Unis, dont approximativement 2 % sont des bébés de moins de 12 mois. Les probabilités sont rares, voire quasi nulles, et pourtant, voilà où nous en sommes. Noah nourrit désormais la statistique presque improbable.

Un long combat débute pour la famille, entre la chimiothérapie, la chirurgie et possiblement la radiothérapie. La vie a été mise sur pause, de même que les emplois, pour manœuvrer à travers les traitements et les déplacements hebdomadaires à l’hôpital, qui se situe à plus d’une heure de route de la maison. « On est plus souvent à Sainte-Justine qu’à la maison », mentionne le père de Noah, qui vit des traitements de chimiothérapie depuis plus de quatre semaines. Lui et sa conjointe, maintenant proche aidante, consacrent leur temps à la santé de leur enfant.

L’équipe de spécialistes envisage la possibilité d’envoyer le trio aux États-Unis pour que Noah bénéficie de protonthérapie, soit un type sophistiqué de radiothérapie dont les risques d’endommager les structures critiques à proximité de la masse, soit ses yeux et son cerveau, sont moindres. « C’est une pratique qui n’existe pas au Canada. On va voir comment la masse régresse mais rien n’est établi », dit avec rigueur le père du bambin.

« Nous n’arrêterons devant rien pour que notre bébé de huit mois puisse vivre et pour lui offrir un quotidien qui se rapproche le plus d’un semblant de normalité », écrivent à l’unisson les parents. L’année à venir sera financièrement éprouvante pour la famille, alors que la seule chose sur laquelle elle concentrera son temps est la santé de son bébé, Noah.

Le tournoi de Hockey Balle Haut-Richelieu, afin d’aider Noah, a lieu le 10 septembre prochain.

Pour contribuer à la campagne de sociofinancement : https://www.gofundme.com/f/quand-je-serai-grand-je-serai-guri?utm_campaign=p_cp+share-sheet&utm_medium=copy_link_all&utm_source=customer

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