Messmer, un gars de Saint-Césaire

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Par Martine Veillette
Messmer, un gars de Saint-Césaire
(Photo : courtoisie - Éric Myre)

Comment l’hypnose a changé ma vie, voilà ce que le lecteur découvrira dans la biographie de Messmer. Celui qui a grandi à Saint-Césaire y raconte sa vie et son parcours atypique.
« Je n’avais jamais pensé écrire un livre. Je racontais mon histoire à mes techniciens, à mes amis, à mon producteur. Chaque fois, on me disait, “ Tu pourrais écrire un livre ” », explique-t-il.
Messmer n’a pas voulu dévoiler trop d’informations quant au contenu de son livre afin de laisser les gens en apprendre davantage en le lisant. « Ils vont découvrir qui est Messmer, que je ne suis pas un extraterrestre, blague-t-il. J’ai un success story. Je suis parti de loin pour arriver où je suis aujourd’hui. »
Sa biographie raconte l’histoire de sa vie, mais propose aussi d’« apprendre à écouter les signes de son subconscient et sa petite voix intérieure. » Il affirme que c’est l’écoute de sa voix intérieure qui lui a permis de surmonter les embûches.
« Le subconscient envoie des signes tous les jours, dit-il. Les choix que nous faisons sont importants, ils ont des répercussions sur le reste de notre vie. »

Saint-Césaire

Messmer, de son vrai nom Éric Normandin, est né et a grandi à Saint-Césaire. Il a quitté à 18 ans pour s’établir ailleurs avec la mère de son premier enfant. Il y est revenu en 1997 et s’est installé au-dessus de l’imprimerie. L’homme était alors graphiste. Il réside aujourd’hui à Carignan.
« J’aimais de Saint-Césaire la proximité avec les gens, mentionne-t-il. C’était une ville, mais presque un petit village. Ça m’a aidé. Jeune, j’étais timide. Ça a été plus facile pour moi de me faire des amis là. » L’hypnose l’a aidé à se défaire de sa timidité.
C’est dans cette municipalité qu’il a commencé, du haut de ses 7 ans, à pratiquer l’hypnose grâce à un livre que son grand-père lui avait donné.

« J’aimais de Saint-Césaire la proximité avec les gens. C’était une ville, mais presque un petit village. » – Messmer

Carrière

Il a commencé à faire des spectacles d’hypnose en public un peu grâce à un ami DJ. « Je voulais le remplacer et être DJ durant une heure, indique-t-il. Quand est venu le temps de me présenter, il a dit que j’étais l’artiste de la soirée et que j’allais hypnotiser les gens. Ça a été un coup de masse en plein front! J’ai fait le show et j’ai eu la piqûre. »
Celui qui est maintenant connu internationalement soutient qu’il « est né pour faire ça ». Il précise qu’au départ, c’était plus difficile puisque l’hypnose était mal perçue. Il se réjouit d’avoir eu la persévérance de continuer dans ce créneau et d’avoir « défriché le terrain ».
À ses yeux, c’est d’ailleurs son plus grand succès et ce qui le rend le plus fier, soit d’avoir fait connaître cette pratique. « Les gens qui consultaient un hypnothérapeute venaient nous voir en dernier recours, affirme-t-il. Je trouvais dommage d’être perçu comme un dernier recours ».
Messmer souligne que 95 % des gens sceptiques ressortent de son spectacle convaincus que ce qui s’y passe est vrai. Il mentionne que son dernier spectacle a attiré plus d’un million de spectateurs.
Le fascinateur a amorcé la tournée de son troisième spectacle, Hypersensoriel, qui touche à plusieurs des sens, dont l’odorat. « C’est l’odeur d’orange. Il n’y a rien de chimique », rassure-t-il. Messmer utilise aussi la technologie avec un casque virtuel. Une personne, en le portant, vit une aventure. Les images sont aussi transmises au public. « Il comprend mieux ce qu’elle vit. C’est la première fois que ça se fait à travers le Canada », mentionne Messmer, qui est présentement en Europe.

Beaucoup de projets

Depuis cinq ans, une équipe de télévision le suit et capte des images de sa vie et de ses tournées. Éventuellement, un documentaire sera monté, mais les modalités et l’échéancier ne sont pas déterminés.
Messmer souhaite aussi écrire un séminaire et ouvrir une école pour apprendre aux gens à maîtriser leur subconscient. L’homme soutient que l’hypnose permet plusieurs bénéfices, dont améliorer la qualité de vie et éliminer des blocages. « Je n’aurais pas pu faire ça il y a quinze ans parce que je n’étais pas connu », croit-il.
Il poursuit également ses émissions de télévision au Québec et en France.

Vie privée

M. Normandin a longtemps caché sa véritable identité sous son nom de scène afin de protéger sa vie privée. Il mentionne que des gens ont déjà débarqué chez lui parce qu’ils le prenaient pour un guérisseur. « Ce n’est pas en touchant le front que je vais faire un miracle », soutient-il. Aujourd’hui, son véritable nom est connu, l’hypnose est mieux comprise et le public lui porte un plus grand respect.
Son surnom lui vient d’un médecin, le premier à découvrir la technique, Franz-Anton Mesmer.

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