Luna grièvement blessée par le chien de la voisine

Par Annabelle Baillargeon
Luna grièvement blessée par le chien de la voisine

ANIMAUX. Luna, la petite chienne Cockapoo de 9 mois de Chantal Arsenault, a été grièvement blessée par le chien de sa voisine, le 5 septembre. La petite bête a dû avoir une cinquantaine de points de suture externes et internes.

Au total, les soins ont coûté 1650 $ à la résidente de Carignan. « Nos terrains sont séparés par une haie mitoyenne. Normalement, le Berger allemand du voisin est attaché. Cette journée-là, il ne l’était pas. Je n’ai pas vu si c’est mon chien qui s’est avancé ou si c’est l’autre qui est venu le chercher. Tout ce que j’ai vu, c’est qu’il secouait mon chien. J’ai crié pour qu’il le lâche, mais il ne m’écoutait pas. C’est seulement lorsque son maître a réalisé ce qui se passait qu’il l’a lâché », raconte-t-elle.

Cette dernière est d’ailleurs en pourparlers avec sa voisine, la propriétaire de l’autre chien, pour qu’elle rembourse les frais de vétérinaires.

La maitresse du Berger allemand, Dona Matticks, affirme que seul son garçon était présent lors de l’incident. Elle assure qu’elle a ce chien depuis huit ans et qu’il n’a jamais attaqué quiconque.

« Quand les voisins sont venus me voir, je leur ai dit que je n’avais pas d’argent pour rembourser ça. Je ne savais pas que les assurances pouvaient rembourser. Quand ils me l’ont appris, j’ai envoyé les papiers et j’attends maintenant un retour de la compagnie d’assurance », affirme-t-elle.

Mme Matticks précise qu’elle aurait préféré arriver à un compromis, en divisant le montant à parts égales avec la voisine, puisque l’animal s’est fait attaquer sur son terrain privé.

Des nuances dans la loi

Selon la conseillère en affaires publiques du Bureau d’assurance du Canada, Caroline Phémius, les dommages qu’un chien peut causer à un tiers sont couverts en responsabilité civile. Le propriétaire du chien blessé doit donc régler les frais au vétérinaire et peut ensuite revenir contre le propriétaire du chien attaquant par le biais d’une entente à l’amiable, ou encore, d’une mise en demeure.

Mme Arsenault n’écarte pas cette possibilité si elle ne parvient pas à conclure une entente avec ses voisins.

Le Code civil du Québec soutient dans l’article 1466 que « le propriétaire d’un animal est tenu de réparer le préjudice que l’animal a causé, soit qu’il fût sous sa garde, sous celle d’un tiers, soit qu’il fût égaré ou échappé. »

Puisque Luna s’est retrouvée sur le terrain voisin, « les tribunaux peuvent conclure un partage de la responsabilité entre les deux parties. À première vue, ce cas me semble s’y prêter, tout dépendant des faits », ajoute Me François Robillard du cabinet Duplessis Robillard dans le Vieux-Montréal.

La police peut  également intervenir pour faire appliquer la réglementation municipale. « La réglementation permet même d’aller jusqu’à saisir le chien s’il porte dommage », précise le sergent et porte-parole de la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent, Pierre Tremblay.

À l’article de la mort

Le vétérinaire qui a traité la petite bête d’urgence à l’hôpital Animo-Vet de Saint-Hubert, Madjid Boussouira, était abasourdi lorsqu’il a revu Luna, constatant qu’elle n’avait aucune complication après le malheureux événement.

« On a réussi à la rescaper, elle devait mourir! La rate était sortie et la peau décollée de l’abdomen. La chirurgie a duré près de deux heures pour replacer les muscles entre eux, ramener les tissus et faire les points de suture. C’était une lacération majeure », commente le spécialiste. 

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