Lucie Girard se lance dans l’aventure Cap Fémina

Par Martine Veillette
Lucie Girard se lance dans l’aventure Cap Fémina
Lucie Girard (à droite) et sa coéquipière, Ariane Dalphond. (Photo : courtoisie)

Le chemin aura été long et sinueux avant que Lucie Girard puisse prendre part à Cap Fémina Aventure dans le désert du Maroc. La Chamblyenne s’envolera finalement au début octobre pour participer à la 9e édition.

La femme de 46 ans a embrassé le projet il y a trois ans. Depuis, elle en est à sa troisième partenaire qui, elle aussi, a perdu les siennes. « Ce n’est pas facile. On doit amasser 20 000 $ par équipe pour y participer. Ce n’est pas tout le monde qui vit le stress de façon zen », indique-t-elle. Une de ses partenaires a vécu un événement dans sa vie personnelle, ce qui explique son choix de renoncer.

Mme Girard a finalement trouvé sa nouvelle compagne, Ariane Dalphond, par l’entremise de l’organisation. « Le véhicule est loué, les billets d’avion, achetés, et l’inscription est faite. On ne peut plus reculer », s’exclame-t-elle. Les deux comparses quitteront le Québec le 1er octobre pour entamer l’aventure trois jours plus tard et la compléter en deux semaines.

Les deux semblent très motivées à participer à cette épreuve, qui se veut également humanitaire. « On est prêtes à retrousser nos manches. Ce n’est pas quelque chose qu’on revivra. C’est un voyage d’une vie qui nous changera. On ne sait pas encore comment. Je veux le vivre et le savourer pleinement », soutient la Chamblyenne, qui s’est présentée lors des dernières élections partielles.

Aide humanitaire

Si Mme Girard a décidé de participer à ce défi, c’est parce qu’il comporte un volet important d’aide humanitaire auprès de la population marocaine. En plus de parcourir plus de 2500 km en dix jours, les participantes aideront à débloquer des canaux de ciment, ensevelis de sable, qui apportent l’eau. Les 175 équipes, provenant de partout dans le monde, travailleront sur un bâtiment afin de le transformer en bibliothèque et salle de spectacles. Elles rencontreront aussi des gens locaux.

De plus, pour les participantes québécoises, un montant d’argent sera remis à la Société de Saint-Vincent de Paul. Il est cumulé à raison de 2 $ par balise trouvée par chacune des équipes québécoises.

« C’est un voyage d’une vie qui nous changera. Je veux le vivre et le savourer pleinement. » – Lucie Girard

De son côté, le duo Les divas du désert, formé par Mmes Girard et Dalphond, remettra son profit à la Maison Simonne-Monet-Chartrant, qui vient en aide aux femmes victimes de violence ou sans domicile. « C’est beau d’aider à l’étranger, mais je trouvais essentiel de m’associer à un organisme d’ici. On aimerait lui remettre un gros montant », indique Mme Girard.

Conférence et événement

À leur retour, les femmes songent à organiser une conférence afin de transmettre à d’autres, en images, ce qu’elles ont vécu. L’argent amassé avec cet événement sera remis à la Maison Simonne-Monet-Chartrand.

Ceux qui souhaitent rencontrer les deux coéquipières avant leur départ pourront le faire le 21 septembre. Une dernière soirée de financement est organisée au resto-bar À la croisée des chemins, à partir de 20 h. « Ce sera notre fête de départ », souligne Mme Girard.

Le coût est de 10 $. Le groupe de Fred Angers y sera en prestation. Les personnes présentes pourront aussi écrire un message d’encouragement sur un autocollant. « Les journées qui seront plus difficiles, on pourra se repimper en les lisant. On va les coller sur notre voiture », mentionne la maman de deux adolescentes.

Tout au long de l’aventure, l’équipe tentera d’informer les gens de son parcours via la page Facebook Les Divas du Désert – équipage #290. Tous ceux qui le souhaitent peuvent encore leur remettre des dons pour les encourager dans leur voyage.

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