L’oeuvre du bédéiste Siris sera exposée dès la mi-juin

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Par Jean-Christophe Noël
L’oeuvre du bédéiste Siris sera exposée dès la mi-juin
La Poule n’est pas morte dans l’œuf et Vogue la Valise l’Intégrale est bel et bien sortie de sa coquille. (Photo : courtoisie)

CHAMBLY. Le 14 juin se tiendra le vernissage du bédéiste Siris à la microbrasserie Délires et Délices. C’est une rétrospective de trente ans de travail qui sera rendue accessible à la vue de tous jusqu’au mois de septembre.

Il ne faut pas avoir planifié trop d’activités à son agenda quand on parle à Siris, car il en a des choses à raconter, l’homme qui a traîné à Chambly pendant son adolescence, comme il se plaît à le dire.

Vernissage

Les amoureux de l’art sirisien pourront plonger dans l’univers de l’illustre dessinateur à travers différents types d’arts. En la présentant sous forme de planches à bande dessinée, d’illustrations, de papier mâché et de sérigraphie, l’artiste johannais dévoilera l’ampleur de sa créativité.

Quatre prix

Elle a voyagé, la valise à Siris, depuis la sortie de Vogue la Valise l’Intégrale aux éditions de La Pastèque. Il aura fallu plus de dix ans à l’auteur pour pondre la fusion de ce roman graphique mettant en vedette La Poule, l’alter ego de Siris.

C’est une éclosion en bonne et due forme, comme le démontrent les quatre prix qu’il a reçus en 2018. Grand Prix Québec Bédéis Causa du festival Québec BD, Bédélys Québec 9e art et le FBDM, Prix de la Critique de la BD québécoise et plus récemment, Prix BD des Collégiens sont désormais des reconnaissances notables gravées à jamais dans le curriculum vitae de l’homme dont le crayon est plus affûté que l’épée du preux chevalier.

« La scène est en santé, les générations se côtoient, les jeunes sont allumés culturellement parlant »

– Siris

Bande dessinée

Elle n’a pas toujours été rose et lisse, la vie à Siris. C’est d’ailleurs par l’entremise de la bande dessinée qu’il considère l’avoir sauvée, cette vie. Il en a usé, de la mine, et répandu de la couleur. Dans les années 90, il l’a portée, avec quelques congénères, à bout de bras, cette bande dessinée à caractère social, engagé, celle qui déphasait des courants populistes.

« Parallèlement, c’était l’émergence du mouvement musical grunge. On soulevait les zones sombres de la société, les problématiques de jeunesse, de façon éclatée, hors marge, repoussant les conventions », revit à travers ces mots celui dont l’œuvre principale jette un regard poétique, acide et autobiographique sur son enfance. « Depuis cinq ans, c’est une fusion totale que nous vivons dans le milieu. La scène est en santé, les générations se côtoient, les jeunes sont allumés culturellement parlant », dépeint Siris.

Jean-Philippe Dallaire

Accompagné de Marc Tessier, Siris planche sur un projet prometteur illustrant la vie du peintre Jean-Philippe Dallaire. En alliant leurs atouts principaux, ils honoreront la mémoire de l’artiste hullois.

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