L’imagerie médicale, méconnue mais essentielle

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Par Chloé-Anne Touma (Initiative de journalisme local)
L’imagerie médicale, méconnue mais essentielle
La profession de technologue serait méconnue par deux tiers de la population. (Photo : archives)

Afin de démystifier la pratique des technologues en imagerie médicale, encore méconnue, la présidente de l’Ordre s’est entretenue avec le journal pour dresser un portrait des ressources, des besoins et des avancées dans le domaine à l’échelle locale et provinciale.

Selon un sondage Omnibus, moins du tiers (30 %) des Québécois connaissent concrètement l’apport des technologues dans la chaîne de soins aux patients. L’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec (OTIMROEPMQ) souhaite faire reconnaître auprès du grand public et du réseau de la santé l’expertise essentielle de ces professionnels.

« Notre ordre regroupe cinq professions, dont les technologues en imagerie médicale, qui sont des technologues de première ligne. On peut penser aux technologues dans les services de radiodiagnostic, de médecine nucléaire et d’électrophysiologie médicale. On peut aussi penser aux services d’examens pour diagnostiquer à l’aide de scan, d’IRM, à la scintigraphie osseuse. Ce sont vraiment des examens de première ligne », relate Mélanie Ratelle, technologue en radio-oncologie et présidente de l’OTIMROEPMQ.

70 %
C’est la proportion minimale de la population méconnaissante de la profession de technologue

Des intervenants de première ligne

« Les technologues représentent souvent la première étape d’un processus médical et jouent un rôle pivot auprès des autres experts impliqués dans l’administration de soins de santé », amène Mme Ratelle.

« Il y a eu beaucoup d’avancées technologiques quant aux appareils d’imagerie, qui sont de plus en plus performants et qui nous permettent d’optimiser en produisant des images de qualité. En Montérégie, il y a tous les types de technologues qui exercent, puisque l’Hôpital Charles-Le Moyne a son département de radio-oncologie. Les appareils dans ce domaine se sont développés dans les dernières années et sont vraiment à la fine pointe de la technologie, notamment pour ce qui est relatif à la radiothérapie », promet la spécialiste.

Mélanie Ratelle

Rappelons que bien que le cancer soit souvent la maladie que l’on associe au domaine de l’imagerie médicale pour les mammographies et les radiothérapies qu’il sollicite, plusieurs examens et traitements sont menés par les technologues : examens complémentaires permettant de confirmer le diagnostic de la COVID-19, examens en électrophysiologie médicale, tel que l’électroencéphalogramme (EEG), qui permet de mesurer l’activité électrique du cerveau. « On peut penser, sur le plan des scans, à toutes sortes de blessures, telles que les blessures sportives ou qui surviennent lors d’incidents. On peut détecter les maladies cardiaques grâce à l’électrophysiologie médicale. Les maladies cérébrales peuvent également être diagnostiquées. Il y a aussi les moments heureux! Grâce aux échographies médicales et de suivi de grossesse, on peut avoir de bonnes nouvelles également », de remarquer Mme Ratelle. Elle rapporte également qu’une pénurie de technologues dans le réseau, tant en imagerie médicale qu’en radio-oncologie ou en électrophysiologie médicale, a été exacerbée par la pandémie. « Un sondage mené récemment a confirmé le manque d’effectifs dans la province, surtout dans le département de l’imagerie médicale. » Ce constat se veut le reflet du système de santé québécois, en manque constant d’effectifs, et dans lequel il est plus ardu pour des centaines de milliers de Québécois, dépourvus de médecin de famille, d’être orientés rapidement vers les spécialistes.

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Pierre
Pierre
11 mois

Il est à peut prêt temps que quelqu’un se lève et parle du rôle de ces technologues qui sont essentiels et les remercier eux aussi pour leur implication au même titre que tout les professionnels de la santé j’ai 79 ans et constate par moi même le bon travail qu’ils font

Adam
Adam
11 mois
Répondre à  Pierre

Le problème c’est que la formation pour devenir technologique est très longe 3 ans plus des stage , et beaucoup des étudiants disent le même chose ce qu’on apprend au cégep trop chargé par rapport ce qu’on a besoin pour pratique donc l’ordre des technologue décevrai rendre la formation court 2 ans maximum,

Jessica
Jessica
11 mois
Répondre à  Adam

Je suis d’accord avec vous pour ce qui est du surplus de matière donnée. Par contre, sur les 3 ans d’étude, la dernière année est seulement composée de stages. Alors au final nous avons 2 ans de théorie et 1 an de stages.