L’ouvrier agricole est décédé asphyxié sous des grains de maïs à Marieville

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Par Martine Veillette
L’ouvrier agricole est décédé asphyxié sous des grains de maïs à Marieville
La CNESST a effectué des simulations de l’accident ( Photo : courtoisie) (Photo : courtoisie)

MARIEVILLE. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a conclu que Réjean Sirois était décédé asphyxié sous des grains de maïs et a émis des recommandations à l’employeur, la Ferme DG Noiseux 2013.

Le résidant de Saint-Jean-Baptiste, âgé dans la soixantaine, avait été retrouvé en fin d’après-midi le 18 novembre, enseveli sous des grains de maïs à la ferme de Marieville.

La CNESST a publié un communiqué relatant ce qui s’est passé cette journée-là. On indique que « M. Sirois se trouvait à la ferme, au plan de séchage des grains de maïs, et assistait un collègue camionneur dans sa manœuvre de recul et de déchargement du grain. Une fois le véhicule stationné, il s’est dirigé vers le côté de la benne basculante et a avisé le camionneur qu’il pouvait procéder au déchargement. Ce dernier a actionné l’ouverture des crochets, libérant ainsi le chargement au sol. »

À ce moment, selon le rapport, M. Sirois s’était déplacé et n’était plus visible de la position du camionneur. Il s’est retrouvé dans la trajectoire du maïs.

Le conducteur est reparti chercher un autre chargement. À son retour, il ne voyait plus son collègue. Il s’est mis à sa recherche avec le propriétaire de l’entreprise. C’est ce dernier qui a retrouvé son employé enseveli.

Réjean Sirois s’est retrouvé dans la trajectoire du maïs.

Causes

À la suite de l’enquête, la CNESST a retenu deux causes pour expliquer l’accident. D’abord, l’homme s’est retrouvé dans la « trajectoire du déchargement et s’est fait ensevelir. Il a été asphyxié sous le grain ».

De plus, la CNESST a soulevé des lacunes au sujet de « l’organisation des tâches liées au déchargement du maïs au plan de séchage, puisqu’aucune mesure n’était en place pour empêcher l’accès à l’arrière de la benne basculante lors de ce type d’opération ».

Il a donc été interdit à l’employeur d’effectuer cette tâche à la suite de l’accident. La CNESST a aussi « exigé qu’il élabore une procédure de travail sécuritaire concernant le déchargement de grains au plan de séchage et qu’il en informe les travailleurs ». Puisque la Ferme DG Noiseux s’est conformée aux exigences, l’entreprise a pu reprendre cette tâche de déchargement.

Éviter un tel accident

Au moment de l’accident, la porte-parole de la CNESST avait indiqué que ce genre d’accident était fréquent en Montérégie. Dans son communiqué, la CNESST indique que pour prévenir ce type d’accident, des solutions existent, dont la planification d’un aménagement sécuritaire du site et des aires de manutention des grains.

« Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires. »

Afin d’éviter qu’un tel accident se reproduise, la CNESST informera des conclusions de son enquête les différentes associations agricoles et de camionnage.

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