L’expérience portugaise de Stella-Rose

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Par Frédéric Khalkhal
L’expérience portugaise de Stella-Rose
Stella-Rose Courchesne attend avec impatience son tournoi au Portugal. (Photo : courtoisie)

Stella-Rose Courchesne, âgée de 9 ans, s’envolera pour le Portugal afin d’aller se mesurer aux jeunes joueurs d’autres pays au tournoi international Youth Cup, du 2 au 13 avril 2020.

« C’est un investissement qui permettra à ma fille de rêver lors de cet événement. Elle aurait pu y aller seule, mais à 9 ans, je préfère l’accompagner. Son frère sera au hockey avec son papa », explique la mère de Stella-Rose, Lyne Rioux.

En septembre, la jeune joueuse originaire de Chambly a répondu à l’invitation de l’organisation qui s’occupe de l’événement, l’École Sportive Mundialito (ESM) Canada. Des sélections ont été faites sur quatre week-ends. Le résultat a été positif pour la jeune fille, qui sera la seule présence féminine de l’équipe. « Je suis heureuse et fière d’avoir été sélectionné. Être la seule fille de l’équipe ça montre que je suis bonne », était heureuse de nous dire Stella-Rosa avec déjà une certaine détermination dans sa voix.

« Je veux être joueuse professionnelle de soccer plus tard. » – Stella-Rose Courchesne

Le tournoi international Youth Cup en sera à la quatrième édition au Portugal et se déroulera, comme à son habitude, une semaine avant Pâques. L’événement accueillera les jeunes participants de 8 à 15 ans de partout au monde. « Ce sont les meilleures équipes dans chacune des catégories d’âge qui participent à ce tournoi. On y retrouve les formations du club-école du Real Madrid, du Benfica de Lisbonne, du Paris Saint-Germain de Milan… Le niveau est vraiment élevé », nous explique Luis Timotéo, président de l’ESM Canada.

Bien que l’équipe défendra fièrement les couleurs du Canada, l’événement européen n’est d’aucune manière relié à la Fédération canadienne de soccer. « C’est avant tout une expérience que nous proposons aux jeunes. Le but principal, c’est de vivre l’aventure et l’expérience. Ce ne sont pas les équipes officielles du Canada qui seront présentes à ce tournoi, car les équipes nationales ne sont formées qu’à partir de 15 ans », de préciser M. Timotéo.

Même si ce ne sont pas les portes du monde professionnel qui sont promises aux joueurs sélectionnés, la portion de rêve qu’on souhaite leur donner en ce sens n’en est pas très loin en en croire l’organisateur. « Tous les jeunes sélectionnés sont talentueux, et ce tournoi leur permet de se faire voir. C’est une belle carte d’affaires. C’est aussi là que ça se joue. Dans le soccer, le repérage se fait jeune; à 20 ans, c’est trop tard si l’on souhaite être un professionnel. L’expérience leur permettra de vivre aussi un partage de cultureI. »

Du côté de la mère de Stella-Rose, on semble assez réaliste. « On sait bien que ce n’est pas là que tout va se jouer. Nous le faisons pour la passion qu’a ma fille pour le soccer. Son frère la taquinait souvent en lui disant que comme elle était une fille, elle ne pouvait pas être sélectionnée dans l’équipe. Elle est d’autant plus fière aujourd’hui d’ être la seule fille de son équipe. »

Une passionnée de soccer

Plus qu’une passion, le soccer est devenu le quotidien de la petite fille. Inscrite au programme sport-études du Collège français à Longueuil au primaire, elle s’entraîne une heure par jour, du lundi au jeudi. Faisant partie du Club de soccer de Longueuil (CSL), la jeune joueuse a deux autres entraînements durant la semaine, sans compter les matchs de fin de semaine. À cela se sont ajoutés, après sa sélection dans l’équipe canadienne, des entraînements avec sa nouvelle formation avant son départ au Portugal.

Stella Rose a de toute manière un rêve « Je veux être joueuse professionnelle de soccer plus tard. » Jouer dans une équipe de garçons qu’elle ne connaît pas, cela ne lui fait pas peur, bien au contraire. « Je ne connaissais personne dans l’équipe, mais je commence à les connaîtres et c’est bien. De toute manière je préfère m’entraîner avec les garçons car ils sont plus fort. Mon équipe préférée c’est l’équipe de France masculine », dit-elle nullement impressionnée par l’empleur de l’événement.

Les coûts

« Nous proposons une vingtaine d’entraînements, entre octobre et mars, avant le départ pour le tournoi. Avec la réservation des terrains, les entraîneurs et un ballon, que nous offrons à chacun des joueurs à la fin de la formation, le coût total est de 315 $. Nous avons voulu que cela soit abordable », indique le président de l’organisation.

L’abordabilité de la démarche ne se résume pas cependant qu’aux entraînements avant le tournoi. Les frais du séjour seront pris en charge en totalité par les parents de Stella-Rose. Donc, pour l’accréditation au tournoi, l’uniforme, les assurances, le billet d’avion, le transport et l’hébergement, il faudra compter 3000 $, seulement pour l’enfant.

« Nous organisons une campagne de financement pour réduire les frais de son voyage. Tous les dons sont les bienvenus afin d’encourager ma fille d’accomplir son rêve », d’indiquer la maman de Stella-Rose.

Malgré la dépense, la sélection de l’ESM Canada a enregistré une participation importante à l’inscription pour les sélections. « Nous avons eu 220 joueurs qui sont venus passer les tests. C’est un record. Ce sont 140 joueurs et joueuses qui ont été sélectionnés », nous dit M. Timotéo.

Tous ces jeunes auront la possibilité de vivre un stage de trois jours de formation au sein des installations du club de Vila Real de Santo Antonio, avec des entraîneurs du Benfica et un match amical qui se déroulera en Espagne.

Enfin, après une cérémonie d’ouverture de près de deux heures, Stella-Rose pourra se frotter à ses adversaires venus d’une vingtaine de pays différents.

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