L’ex-PDG André Dion inquiet de la vente de Rona

Par Annabelle Baillargeon
L’ex-PDG André Dion inquiet de la vente de Rona

AFFAIRES. L’annonce de l’achat de Rona par l’américaine Lowe’s a créé une véritable onde de choc au Québec. La nouvelle n’a pas laissé indifférent l’ancien PDG de la compagnie, André Dion, aujourd’hui propriétaire de la Ferme Guyon, à Chambly.

«C’était un conseil d’administration qui n’était plus du tout composé par les marchands. Ça avait complètement changé d’orientation», se désole celui qui a été à la tête de l’entreprise durant 24 ans.

Ce dernier ne cache pas ses inquiétudes face à la transaction, estimant qu’il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle pour les petites entreprises québécoises.

«Quand je pense à tous ces petits marchands, qui ont été achetés par des gens de grande surface… Est-ce qu’ils vont négliger les petites surfaces, les petites quincailleries de région? Je ne sais pas, je suis très triste pour eux», se désole André Dion.

Rona a été vendue pour 3,2 G$ à Lowe’s, sous réserve de l’approbation des actionnaires et des autorités réglementaires.

Des emplois en péril ?

André Dion n’est pas le seul à avoir été ébranlé par la nouvelle. Le maire de Boucherville, Jean Martel, a aussi mentionné son inquiétude concernant le maintien du siège social de l’entreprise dans sa municipalité.

«Le siège social de Rona est à Boucherville depuis 1974! Ça représente 1200 emplois et il y a plusieurs Bouchervillois qui y travaillent. Je ne sais pas combien en subiront les conséquences, mais il y en a toujours lors de ces transactions», prévient M. Martel.

M. Dion mentionne qu’une offre avait déjà été refusée  en 2012. Le gouvernement du Québec était alors intervenu.

«Je ne vois vraiment pas pourquoi on a vendu ça, c’est pour faire des bénéfices à quelques sociétés ou des actionnaires importants», regrette l’ex-PDG.

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