Leur maison incendiée à Marieville: La famille Ward reprend espoir

Leur maison incendiée à Marieville: La famille Ward reprend espoir

TÉMOIGNAGE. La famille Ward de Marieville, dont la maison a été ravagée par les flammes le 14 juin, se remet tranquillement de cette épreuve en grande partie grâce au soutien de la communauté.

Lorsque l’incendie s’est déclenché, Éric Ward, ses parents, sa conjointe, Sophie Caron, et leurs deux enfants, Faye et Noham, âgés de 6 et 9 ans, discutaient tranquillement autour de la table de ce qu’ils allaient manger pour souper.

M. Ward a d’abord aperçu de la fumée s’échapper de la cuisine. Il s’est donc levé pour aller chercher l’extincteur et c’est là qu’il a vu des flammes de plus de 15 mètres à l’extérieur de la maison. Il a donc immédiatement évacué sa famille et a appelé les pompiers, mais selon lui, il était déjà trop tard.

«Ma femme a amené les enfants chez une amie, car nous ne voulions pas qu’ils voient ça, mais moi je n’étais pas capable de partir», raconte-t-il. C’est seulement après plusieurs heures, durant lesquelles les pompiers ont tenté de sauver la maison, qu’Éric Ward a finalement quitté les lieux. Après être retournés chercher les enfants, lui et sa conjointe se sont rendus chez ses parents à Saint-Luc, où ils habitent depuis la tragédie.

Entraide

Plus d’une semaine et demie après l’événement, la famille Ward commence à reprendre espoir. En raison des bonnes assurances dont disposent Éric Ward et Sophie Caron, une maison mobile comprenant trois chambres leur sera livrée aujourd’hui. Cette demeure sera très pratique pour Mme Caron qui possède une garderie.

La famille Ward doit toutefois trouver le puit qui se trouve sur le terrain encore recouvert de décombres et  l’électricité doit être installée à temps pour l’arrivée des enfants.

«Je suis inquiète parce que j’ai dit aux parents des enfants qui viennent à ma garderie que la maison serait prête le 26 juin. Il y a déjà une mère qui m’a abandonnée et j’ai peur de tous les perdre», explique-t-elle.

Plusieurs personnes se sont mobilisées afin d’encourager Sophie Caron et sa famille. Samedi dernier, Stéphanie Turgeon, une mère qui siège au Comité d’établissement de l’école de Monnoir, où va Noham, a décidé d’organiser un lave-auto chez elle.

Une autre maman d’un étudiant, Isabelle Jobin, a aussi mis la main à la pâte en demandant l’appui des pompiers qui travaillent avec son mari. Quatre d’entre eux sont donc venus avec un camion et ce sont 1 000 $ qui ont été amassés.

De plus, la directrice de l’école a mis sur pied une collecte de jouets. La somme d’argent et les objets ont été remis à Mme Caron lors du dernier jour d’école.

«Je suis habituée de donner, mais pas de recevoir», affirme Sophie Caron. «Je ne m’attendais pas à d’aussi belles choses de la part de gens que je ne connais pas. Il y a tellement de personnes qui veulent nous aider. C’est incroyable toute cette bonté», ajoute Éric Ward.

La famille Ward compte se reconstruire au même endroit. La prochaine demeure sera faite des mêmes matériaux, mais la cuisine sera plus grande pour pouvoir accueillir un plus grand nombre de personnes.

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