L’Espace Vivant Living Room au cœur des familles

L’Espace Vivant Living Room au cœur des familles

Depuis plus de dix ans, l’Espace Vivant Living Room (EVLR) offre un service d’hébergement aux jeunes de 12 à 17 ans vivant différentes problématiques personnelles, sociales, familiales ou scolaires.
Un texte de Jean-Christophe Noël
Basé à Cowansville, ce lieu vertueux dessert les MRC de Rouville, de Brome-Missisquoi, du Haut-Richelieu et de la Haute-Yamaska. Maxime Rainville, directeur de l’organisme communautaire depuis ses tous premiers balbutiements, voit une cinquantaine de jeunes, annuellement, utiliser l’aide qu’offre l’hébergement. « Nous disposons de neuf chambres, dont une pour accueillir les cas de crise. Avec l’accord des parents, les jeunes s’inscrivent mais cela demeure une démarche personnelle. Ceux-ci peuvent séjourner sur une période s’étalant jusqu’à soixante jours », a décrit M. Rainville.

Le rôle d’un tel espace

Disposant de spécialistes tels que des éducateurs spécialisés, des travailleurs sociaux et des intervenants en délinquance, le lieu procure de multiples bienfaits aux jeunes utilisateurs. « Notre valeur principale se situe sur le plan de l’écoute. Dans ce tourbillon effréné, nous prenons le temps de nous arrêter, d’établir le dialogue avec le jeune et sa famille, de communiquer de la bonne façon. Nous offrons un répit, nous apprenons à reconnecter ensemble », a nuancé humainement le directeur. Il ajoute que les jeunes font l’objet de suivis réguliers avec leur intervenant dans le but d’atteindre des objectifs à leur mesure, fixés initialement.

Journée typique à l’EVLR

Bien qu’apaisant, ce lieu n’en est pas un de vacances, et les jeunes s’engagent à y respecter une certaine structure. « À 8 h 30, le jeune est debout. Il se prépare et entame ses démarches. Celles-ci peuvent être scolaires ou des rencontres de groupe. Le soir, il participe au souper et contribue à l’entretien du lieu commun. Parfois, il y a aussi des activités organisées en soirée. Le jeune doit rentrer à des heures spécifiques. On est un milieu de vie, on tente de recréer une ambiance familiale », a relaté Maxime Rainville quant à l’encadrement.

Types de clientèle

Les jeunes sont tous différents et, bien qu’à ses débuts, l’EVLR recevait principalement des cas d’intimidés et d’intimidateurs, les réalités changent. « Cela tourne désormais beaucoup autour de la maladie mentale. L’anxiété, la dépression, l’automutilation ne sont pas rares », a précisé Monsieur Rainville en dépeignant le portrait de ceux qui bénéficient des services de l’endroit.

Histoire de réussite

À travers ces zones de turbulences, il y a bien entendu des faisceaux lumineux qui bercent les cœurs et qui témoignent concrètement de l’apport de l’EVLR. « D’anciens jeunes ayant vécu un séjour ici s’impliquent maintenant auprès de nous et redonnent au suivant. Même si ce n’est pas souvent sur le coup du moment, ils sont reconnaissants et ceux avec qui nous gardons contact nous le signifient plus tard dans leur vie », a conclu fièrement Maxime Rainville.
 

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