Les sculptures de Lina Loisel à la Galerie de Miss Rey

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Les sculptures de Lina Loisel à la Galerie de Miss Rey
Pour créer l’œuvre La femme de la mer, l’artiste Lina Loisel a eu recours à une technique mixte. (Photo : Chloé-Anne Touma)

La propriétaire de la Galerie de Miss Rey, Clea Reynolds, invite les amateurs d’arts sculpturaux à venir y découvrir les œuvres de l’artiste Lina Loisel, qui y seront exposées jusqu’au 6 mai, puis du 16 mai au 27 juin.

« J’ai choisi de les exposer en même temps que les toiles d’autres de mes artistes permanents, dont la peintre Manon Marchand, et je trouve qu’elles vont bien ensemble, harmonisant tons naturels et côté tribal. J’aime bien faire des mélanges », indique celle qui a aménagé le tout de sorte que la présentation soit « simple et minimaliste » afin de mettre l’accent sur les œuvres, qui, dans le détail et dans toute leur splendeur, se suffisent à elles-mêmes.

Des sculptures conteuses d’histoire

Pendant la visite, la galeriste bien connue de Chambly pointe du doigt les marqueurs placés au sol afin d’assurer le respect de la distanciation physique de deux mètres et le trajet indiqué, « car c’est aussi un parcours à suivre et une histoire que l’on nous raconte, cette expo! » Mme Reynolds voit les sculptures de Lina Loisel comme des personnages jouant un rôle actif, performant l’histoire. « Chaque sculpture a une personnalité, offre une présence, c’est un peu un guide qui nous fait visiter la pièce occupée », admet celle qui ressent toujours un pincement au cœur lorsqu’elle doit se départir des œuvres d’un ou d’une artiste qui sont exposées dans sa galerie.

« Chaque sculpture a une personnalité, offre une présence, c’est un peu un guide qui nous fait visiter la pièce occupée. » – Clea Reynolds

Un coup de cœur

C’est en prospection lors d’un symposium à Saint-Jean-sur-Richelieu que Lina Loisel lui a fait forte impression. « Son kiosque m’avait marquée. Même si, au début, j’exposais des peintures et non des sculptures, j’ai eu un coup de cœur pour son travail, comme pour celui de l’artiste Christine Gagné, faisant en sorte que j’étende le répertoire d’arts visuels de ma galerie pour faire place aux arts sculpturaux également. » Selon Clea, l’artiste Manon Marchand, dont les toiles partagent les mêmes espaces, « a vraiment une admiration pour la sculptrice Lina Loisel et a beaucoup apprécié le jumelage de leurs œuvres respectives. Elle était vraiment contente de la manière dont je les ai disposées », nous confie la galeriste.

Textures et finesse

Pour l’œuvre intitulée La femme de la mer, le procédé a impliqué une technique mixte. « La tête du personnage est en céramique glacée, c’est donc cuit afin d’en obtenir un effet reluisant, tandis que le corps est une planche de bois recouverte d’un tissu peint, de sorte à lui donner une rigidité presque vitreuse et fragile, exploitant la lumière et faisant scintiller la sculpture. J’aime particulièrement l’élégance un peu asiatique que l’on reconnaît à son style. »

Dans le coin de la pièce, une autre sculpture, que Clea décrit « un peu comme un totem », attire l’attention, pour ses airs d’artefact, ses dessins sculptés et la peinture texturée qui y ajoute un relief supplémentaire. « Elle a mis deux ans à être façonnée. Lina a fait des recherches sur Internet pour mieux rendre compte de faits historiques. On y reconnaît des hommes de caverne, des animaux préhistoriques, les chasseurs et les flèches. Ça donne vraiment un cachet et une impression d’artefact. »

Ceux qui voudront se laisser surprendre par le reste de l’exposition devront se présenter à la galerie, à raison d’un maximum de 10 personnes, avant le prochain événement, l’exposition de Nat Landry, qui commencera le 6 mai.

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