Les scènes vivantes de l’artiste Lari

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Les scènes vivantes de l’artiste Lari
Christine Larivière, alias « Lari » et son oeuvre « On glisse » (Photo : Courtoisie)

Le 2 décembre dernier se tenait le vernissage de l’artiste-peintre Christine Larivière, alias « Lari », au restaurant-pub La Croisée des chemins à Chambly.

Originaire de Chambly, la Johannaise peint des scènes fortes d’interaction humaine et d’émotion. Lorsque ce qu’elle photographie l’inspire, elle en fait des croquis au fusain, pour finalement recréer l’image à la peinture à l’huile sur toile.

« Je prends beaucoup de photos dans ma vie de tous les jours. Mes sujets sont ceux de la vie quotidienne. Lorsque je suis inspirée, je fais des croquis, des sketchs, je développe le cadrage et fais des compositions. Je joue avec ce que j’ai sur mes photos, jusqu’à arriver à un résultat qui me plaît et que je peux amener sur la toile, au fusain. Ensuite, je m’attaque à l’huile. Mais il y a toujours un travail de composition qui précède la peinture », décrit celle qui, au départ, peignait à l’acrylique.

« Ce sont les gens et leur interaction qui m’émeuvent le plus. » – Lari

« Je me plais beaucoup plus à l’huile, parce que ça sèche moins vite et ça donne plus de marge pour le jeu des couleurs. On peut l’étirer davantage, faire les effets de flou désirés, exploiter le mélange des tons de gris et le vocabulaire de couleurs selon une approche expérimentale », révèle l’experte, qui suit des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Montréal depuis 2013. « J’ai commencé avec une formation classique, mais comme j’ai toujours dessiné et peint, j’avais déjà un talent, et j’ai tout de suite été mise en coaching pour faire des œuvres en intégrant les notions classiques de façon graduelle. »

Lari considère que son parcours professionnel a débuté il y a cinq ans, au moment où elle a commencé à vendre ses toiles. « Avant cela, c’était juste académique », précise-t-elle.

La représentation humanoïde

« Ce que je fais est un peu inspiré du mouvement impressionniste, car de près, ma peinture, c’est des taches de couleur, puis c’est lorsqu’on recule que l’on voit bien l’ensemble. J’ai donc besoin d’espace pour pouvoir m’écarter pour observer et prendre du recul. » Cet espace, elle le trouve à même son atelier, aménagé dans une grande pièce à la maison.

Si elle représente toujours des personnes dans ses œuvres, c’est parce que « ce sont les gens et leur interaction qui (l)’émeuvent le plus ».

« Je me suis déjà retrouvée aussi devant un paysage qui m’émouvait, et j’ai essayé de m’en tenir à cela, mais je ne parvenais pas à véhiculer le même degré de langage et d’émotion qu’avec mes personnages. » Lari ne s’empêche toutefois pas d’explorer son terrain de possibilités. « Là, je fais aussi des scènes urbaines, mais j’avoue qu’il n’est pas rare qu’un personnage finisse par s’y inviter », d’ajouter l’artiste authentique sur un ton rieur.

Finalement, elle ne cache pas que la pandémie a nui à son processus créatif, car la notion de rencontre et d’interaction entre individus est phare de son travail. « Ce qui nous a manqué pendant la pandémie, c’est de se retrouver ensemble. Dans mes toiles, il y a toujours un rassemblement ou une rencontre, qu’il s’agisse de quelqu’un qui voit un enfant traverser la rue ou qui regarde des travailleurs, des passants, etc. L’isolement a donc définitivement rendu ma tâche plus difficile, mais je vous avoue que lorsque je suis moins inspirée ou que mes œuvres ne me plaisaient pas pour ces raisons, je les recommence! », d’admettre Lari.

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