Les sages-femmes d’ici reçoivent la présidente

Les sages-femmes d’ici reçoivent la présidente

Une douzaine de sages-femmes travaillent à la maison de naissance du Haut-Richelieu-Rouville.

Crédit photo : courtoisie

Les sages-femmes de la maison de naissance du Haut-Richelieu-Rouville ont reçu la visite de la présidente de leur Ordre du Québec, Marie-Ève St-Laurent. Elles ont discuté de l’évolution, des défis et de l’encadrement de la pratique.

« La demande pour des accouchements avec sages-femmes est clairement supérieure à l’offre. Avec quelque 230 sages-femmes pour y répondre au Québec, il y a malheureusement encore trop de personnes sur les listes d’attente, et la région de Richelieu ne fait pas exception », a mentionné Mme St- Laurent.

Les treize sages-femmes de la maison de naissance de la rue Martel à Richelieu ont accompagné plus de 250 femmes durant leur accouchement dans la dernière année.

Les problèmes de la pénurie

Le faible nombre de personnes pratiquant ce métier a des répercussions sur les autres et pose un défi. On note, en plus des problèmes reliés à l’accessibilité, l’épuisement professionnel et la pratique illégale.

L’Ordre mentionne que l’été dernier, plusieurs sages-femmes ont dû prendre le relais de collègues qui ont quitté pour un congé de maternité, de maladie ou encore des vacances. La surcharge de travail a mené certaines vers l’épuisement.

« Quand on sait que les sages-femmes peuvent être appelées à toute heure du jour ou de la nuit, sept jours par semaine, on peut comprendre leur vulnérabilité à l’épuisement », peut-on lire dans le communiqué envoyé par l’Ordre des sages-femmes du Québec.

Ce dernier ajoute que la pénurie peut également mener à la pratique illégale du métier. Il invite ses membres à dénoncer de telles pratiques s’ils en sont témoins.

« Même si nous reconnaissons qu’il y a un problème d’accessibilité, nous ne pouvons, en aucun cas, soutenir des personnes qui contreviennent à la loi en se prétendant sages-femmes et en posant des actes réservés sans être membres de l’OSFQ », a soutenu Mme St- Laurent.

Elle rappelle que l’Ordre a pour mission de protéger le public et qu’il s’oppose à toute forme de pratique illégale.

Des solutions

Afin de pallier la situation, l’Ordre suggère certaines initiatives comme le projet-pilote à Rivière-du-Loup. Il mise sur la collaboration entre les sages-femmes et les infirmières afin d’assurer la viabilité de services en région.

L’Ordre travaille également avec le gouvernement afin de faciliter l’intégration des sages-femmes immigrantes. Depuis 2008, il a accueilli trente-deux sages-femmes de différentes nationalités au terme d’une formation d’appoint offerte par l’Université du Québec à Trois-Rivières. Elles travaillent maintenant dans une maison de naissance du Québec. Uniques au Canada, les maisons de naissance québécoises sont un modèle pour des sages-femmes du monde entier. La demande de services dans ces lieux de naissance est constante. On compte actuellement douze maisons de naissance dans la province. (MV)

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