Les principaux candidats de Chambly ont la parole sur l’environnement

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Par Frédéric Khalkhal
Les principaux candidats de Chambly ont la parole sur l’environnement
Le 3 octobre 2022, les citoyens sont appelés à voter dans le cadre des élections générales du Québec. (Photo : archives)

Dans le cadre de la campagne menant aux élections générales le 3 octobre, le Journal de Chambly donne la parole aux cinq principaux candidats de la circonscription de Chambly. Cette semaine, les candidats parleront environnement. (Propos recueillis par Frédéric Khalkhal)

Lina Yunes, Parti libéral du Québec .

« Au Parti libéral du Québec, nous proposons le projet Éco qui mise sur l’écologie pour mettre à profit l’économie. Il saura lier nos ressources et notre expertise et créer une nouvelle vague de développement industriel grâce à la filière de l’hydrogène vert.
Les défis de notre époque, ceux qui surpassent tous les autres, sont la lutte aux changements climatiques et la protection de notre environnement. Si rien n’est fait, le réchauffement climatique pourrait dépasser les 4 °C d’ici la fin du siècle et provoquer des conséquences irréversibles, où les territoires nordiques seront les plus touchés. On en voit déjà les signes : les feux de forêt, les vagues de chaleur, l’érosion des berges et les tempêtes violentes.
Le temps n’est plus à la transition, mais à l’action. C’est pourquoi nous proposons d’agir concrètement pour accélérer le virage vert du Québec. Notre vision face à cette situation, est de lutter contre les changements climatiques tout en mettant à profit l’économie du Québec. Cette initiative demande énormément d’ambition.
Pour arriver à ce potentiel économique, nous misons sur l’hydrogène vert qui garantira une empreinte carbone nulle et que nous développerons pour transformer la menace climatique en opportunité. Le Québec a l’ensemble des ingrédients pour devenir un joueur de premier plan dans la course planétaire à l’hydrogène. Nous sommes conscients de l’urgence d’agir face aux GES (gaz à effet de serre). C’est pour cela que nous visons à diminuer de 45 % les GES d’ici 2030 et atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Le projet Éco va permettre de concrétiser cet objectif. »

 

Vincent Michaux-St-Louis, Québec solidaire.

« Avec Québec solidaire nous avons un plan, un plan ambitieux, un plan nécessaire. Ce plan est chiffré et réaliste selon plusieurs experts indépendants. Il se fait de façon intelligente et efficace et peut servir de moteur économique, mais aussi d’amélioration de la qualité de vie.
Avec ce plan en main, je ne comprends pas pourquoi d’autres partis prônent l’inaction. La question importante ce n’est pas «combien la transition va coûter?», mais bien «combien va nous coûter le manque d’ambition face à ce combat-là?»
Nous, on mise sur le transport en commun, offrir une réelle alternative à l’auto solo au Québec! Ce qu’on propose, c’est le plus grand chantier depuis la Révolution tranquille en matière de transport collectif! Ajout de stations de métro, de trains électriques reliant toutes les régions du Québec, des circuits d’autobus inter municipalité, pas seulement pour aller à Montréal!
On propose que l’environnement ne soit pas seulement un «dossier» à gérer par le gouvernement parmi tous les dossiers, on propose que ce soit un thème transversal à tous les ministères, dans toutes les actions du gouvernement!
«Mais même si au Québec on fait la transition…si les autres ne la font pas on va manger la claque quand même et ça ne servira à rien», c’est justement pour cela que notre plan inclut un fond d’urgence climatique, pour maintenant commencer à budgéter ce que ça va coûter! C’est une question de solidarité humaine et économique envers les générations futures! Le 3 octobre, on agit pour le climat! »

Jean-François Roberge, Coalition avenir Québec.

« À la CAQ, nous posons des gestes concrets qui font une réelle différence pour protéger notre environnement. Notre parti veut réduire les GES et faire du Québec un leader de l’économie verte. Pour conjuguer économie et écologie, nous prévoyons investir 40 M$ pour la création du Centre intégré sur les batteries électriques afin de stimuler la filière batterie et l’innovation. La vente de véhicule à essence sera interdite dès 2035, c’est pourquoi nous voulons installer des milliers de bornes. Notre objectif est ambitieux : 21 500 bornes de niveau 2 et 2 200 bornes rapides d’ici 2026.
La rivière Richelieu et le bassin de Chambly sont une richesse que nous devons protéger. La création du tout nouveau Fonds Bleu nous permettra d’investir 650 M$ au cours du prochain mandat et de bonifier les mesures de protection de nos plans d’eau et pour soutenir de nouvelles initiatives, comme la création d’un programme de nettoyage des berges et la lutte contre les plantes aquatiques envahissantes. On doit prendre soin de cette richesse.
Pour donner aux Québécois un meilleur accès à la nature, nous prévoyons investir 538 M$. Ces investissements permettront l’agrandissement du parc des Îles-de-Boucherville et du parc du Mont-Saint-Bruno. On pourra aussi soutenir les villes et les municipalités pour créer et mettre en valeur espaces verts. Aussi, de nouvelles aires protégées seront créées et rendues accessibles au public.
Nos engagements sont à la fois très ambitieux et réalistes, car nous avons les budgets pour les réaliser. »

Marie-Laurence Desgagné, Parti québécois.

« L’environnement est une priorité pour le PQ. Nous avons dévoilé un plan rigoureux de réduction des gaz à effet de serre de 45% par rapport à leur niveau de 2010, soit l’objectif fixé à Glasgow.
Pour y arriver, tous les Québécois doivent être traités en partenaires de notre projet. C’est pourquoi nous voulons d’abord leur offrir des options plus écologiques au quotidien et miser sur la création d’emplois plus verts. Parmi les mesures présentées dans notre plan, certaines me tiennent particulièrement à cœur. Par exemple :

· de financer des projets d’aménagement urbain durable pour créer des quartiers qui réduisent la dépendance à l’automobile;
· de doubler l’offre de service de transport en commun d’ici 2035;
· d’instaurer la PasseClimat, un titre de transport annuel donnant un accès illimité à tous les réseaux de transport en commun du Québec pour 365 $;
· de rétablir et d’indexer à l’inflation la subvention à l’achat d’un véhicule électrique neuf à 8000 $, tout en devançant à 2030 l’interdiction de vente des véhicules à essence.
Notre plan s’attarde aussi aux entreprises, qui ont un rôle important à jouer pour assurer une transition juste en devenant des chefs de file en innovation verte et en contribuant à l’économie circulaire, aux agriculteurs, qui doivent avoir les leviers pour opérer le virage écologique et réduire le gaspillage alimentaire tout au long de la chaîne de production, et au gouvernement, qui doit être exemplaire en matière de transition en adoptant un budget carbone et en favorisant l’achat local et les projets de développement durable. »

 

Daniel Desnoyers, Parti conservateur du Québec.

« Le PCQ reconnaît les effets de l’activité humaine sur le climat mondial, mais propose de se donner des objectifs réalistes de réduction des GES qui pourront être mobilisateurs. Il est possible de continuer à faire croître notre économie tout en respectant l’environnement, notamment par l’innovation, le développement durable et la protection des milieux naturels. La croissance économique ne devrait pas être mise en opposition à l’environnement. Ce dogme n’est pas réaliste, ni logique.
À cet effet, nous proposons d’encourager l’entreprenariat en environnement. Un gouvernement PCQ jouera un rôle de facilitateur pour encadrer et encourager les entreprises privées à développer les ressources naturelles de façon responsable et des projets innovants pour les technologies en environnement et la réduction des GES.
Il faut notamment stopper les investissements publics inefficaces, voire nuisibles. On peut penser, par exemple, à la subvention à Ciment McInnis, qui a contribué à la création du plus grand émetteur de GES de la province. De plus, il faut exiger des redevances plus élevées aux compagnies exploitant nos ressources naturelles.
Le legs le plus important d’une génération n’est pas une réserve de ressources naturelles non renouvelables. Nos ressources n’auront aucune valeur si elles restent dans le sol. Ces ressources, que nous allons continuer d’utiliser pour plusieurs générations, peuvent être exploitées de façon responsable, par exemple en réinvestissant pour la réduction des GES et en électrifiant les transports. La construction de voitures électriques nécessite l’utilisation de plusieurs minéraux, notamment le lithium qui se trouve au Québec. Soyons en fier ! »

En plus des cinq candidats qui se sont exprimés, l’élection du 3 octobre prochain dans la circonscription de Chambly comptera Caroline Boisvert pour Démocratie directe et Sanae Chahad pour Climat Québec.

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