Les poules frappent à la porte

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Par Jean-Christophe Noël
Les poules frappent à la porte
Louise Arbour a fondé Poules en ville en 2015. (Photo : courtoisie)

Cédric Glendenning se fait le porte-parole d’un regroupement citoyen dont l’objectif est de légaliser les poules en milieu urbain marievillois.

M. Glendenning a monté un dossier garni. Avant d’approcher la Ville, il s’est nourri d’information sur la thématique afin de bâtir un document étoffé. Dernièrement, il a remis officiellement aux élus municipaux, ainsi qu’au directeur général de la Ville, le document rassemblant diverses informations concernant les poules en milieu urbain. « Certains élus sont réticents, alors que d’autres sont très favorables. C’est partagé. On constate beaucoup de préjugés et d’incompréhension », convient le Marievillois.

« On veut étudier le dossier autant pour les demandeurs que pour les autres citoyens. » – Joël Bélanger

Dans la région, les villes de Chambly, Carignan, Saint-Mathias-sur-Richelieu, Richelieu et Sainte-Angèle-de-Monnoir autorisent les poules domestiques. À Marieville, les poules sont autorisées seulement en milieu agricole. Joël Bélanger, directeur général de la Ville, indique que le conseil étudie la question pour s’éduquer sur le sujet. « On veut étudier le dossier autant pour les demandeurs que pour les autres citoyens, car il y a un encadrement qui doit être fait », nuance le DG, qui souligne devoir documenter certains éléments avant que la Municipalité ne se prononce sur une éventuelle réglementation.

Les enjeux entourant la présence de poules en milieu urbain se situent sur le plan des nuisances. « Une poule ne fait pas de bruit et, en utilisant les bons produits et en nettoyant chaque jour, on élimine les problèmes d’odeurs », précise M. Glendenning.

« Un des enjeux que l’on a, c’est que l’on ne veut pas que ce soit uniquement un effet de mode », ajoute le DG de la Ville. Il dit vouloir s’assurer que les poules recevront les soins nécessaires de la part des propriétaires hypothétiques, comme on le ferait avec un chat et chien. Aux dires du DG, la décision ne sera pas rendue dans les deux prochaines séances du conseil à venir.

Pourquoi avoir des poules?

Louise Arbour, propriétaire de Poules en ville, accompagne les citoyens en démarche avec les villes. C’est ce qu’elle fait ici avec M. Glendenning. L’entreprise éduque également la population relativement à la garde de poules pondeuses en zone urbaine. Parmi les effets bénéfiques d’avoir des poules à son domicile, elle soulève des œufs de qualité, l’aspect amusant pour les enfants, un bon animal de compagnie procurant un plaisir zen, des poules libres et heureuses, le fait de manger local et de permettre une autonomie alimentaire.

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