Les personnes vulnérables ciblées pour une troisième dose de vaccin contre la COVID-19

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Par Frédéric Khalkhal
Les personnes vulnérables ciblées pour une troisième dose de vaccin contre la COVID-19
Une troisième dose devrait être disponible pour les personnes les plus vulnérables au Québec d'ici fin octobre. (Photo : archives)

Aujourd’hui, 408 931 personnes ont été infectées par la COVID-19 au Québec depuis le début de la pandémie, c’est une augmentation de 469 personnes dans les dernières 24 h. Il n’y a pas eu de nouveaux décès qui ont été rapportés lors de cette même journée. Le bilan passe à 11 362 morts relative à la pandémie de COVID-19 dans la province soit une hausse de 6 personnes. Au Canada, la situation augmente aussi. Ce sont 1 613 376 de personnes qui ont contracté le coronavirus. Les décès sont au nombre de 27 716 depuis le début de la pandémie.

En conférence de presse à Québec, le ministre de la Santé Christian Dubé a fait le point sur le déroulement de la campagne de vaccination contre la COVID-19 dans la province. Il était accompagné du directeur national de la santé publique de la province, le Dr Horacio Arruda, et du directeur de la campagne de vaccination contre la COVID-19 au Québec, Daniel Paré.

La principale annonce faite par le ministre a été d’annoncer une troisième dose du vaccin pour les personnes les plus vulnérables. « On veut profiter de la campagne de vaccination à l’automne pour les autres virus comme l’influenza. L’intervalle entre la deuxième et la troisième dose sera de 6 mois. La vaccination pourra se faire à la fin octobre », a annoncé M. Dubé.

Même si la situation semble se stabiliser depuis les dernières semaines, des éclosions apparaissent dans les résidences privées pour aînés (RPA), les CHSLD et les ressources intermédiaires (RI). « On a répertorié 140 cas actifs, même s’il y a un excellent taux de vaccination dans nos milieux de vie. Rappelons que ce sont ici 220 000 personnes qui sont visées. » Même s’il n’y a rien de « dramatique » dans cette situation, le ministre de la Santé rappelle qu’il ne souhaite pas « échapper la situation. Il faut poser des gestes en se basant sur les recommandations de la santé publique. »
Ce sont les vaccins Moderne et Pfizer qui seront administrés pour cette troisième dose.

Pour le moment, aucune mesure n’a été annoncée par le gouvernement concernant les personnes âgées vivant en dehors de ces milieux de vie.
Cependant, le nombre de cas continue à augmenter dans certaines régions auprès des plus jeunes. Ces derniers ne peuvent pas être vaccinés entre 0 et 11 ans. Le Dr Arruda a indiqué qu’il s’attendait à une autorisation de vaccination pour les moins de 12 ans fin octobre, début novembre.

« On veut profiter de la campagne de vaccination à l’automne pour les autres virus comme l’influenza. L’intervalle entre la deuxième et la troisième dose sera de 6 mois. La vaccination pourra se faire à la fin octobre. » – Christian Dubé

Les infirmières
L’appel lancé par le premier ministre du Québec, François Legault la semaine dernière, semble ne pas encore avoir eu l’écho attendu auprès du recrutement des infirmières à temps plein dans le système public.
« Il y a eu une excellente réaction de nos équipes. Notre objectif est d’offrir une meilleure qualité de vie à nos professionnel de la santé et d’éliminer le temps supplémentaire obligatoire. On a eu beaucoup d’appels qui ont été faits, on va se laisser le temps de réaction. Ça va nous prendre des succès pour que les gens croient qu’on puisse changer le cours des choses », de mentionner M. Dubé.

À la suite de l’annonce gouvernementale de donner une prime entre 12 000 et 18 000 $ aux infirmières lors de la prochaine année afin de les inciter à rester dans le réseau public de la santé à temps plein, ou de faire de nouvelles recrues, le message a suscité de la grogne auprès des principales concernées. L’incitatif financier n’était pas une solution pour arrêter la pratique du temps de travail supplémentaire obligatoire. « Si le plan est mal compris c’est qu’on l’a mal expliqué. Je comprends les doutes du personnel de la santé qui s’est fait promettre des plans semblables qui ne sont jamais arrivés. Je vais vous indiquer au fur et à mesure le nombre de personnes qui viendront dans le réseau. »

Une chose est certaine, à l’heure actuelle, ce sont 7500 personnels de la santé qui ne pourraient pas reprendre leur travail au 15 octobre pour ne pas être convenablement vaccinées. « J’ai envie de dire aux personnes non vaccinées aujourd’hui, est-ce que vous voulez être la cause d’une réorganisation de services parce que vous n’êtes pas vaccinées. Il n’est jamais trop tard pour prendre une décision. »

Rappelons que dès le 15 octobre, tous les intervenants de la santé et des services sociaux, qu’ils soient en contact direct rapproché ou non avec les usagers, devront être adéquatement protégés contre la COVID-19, à moins de contre-indication à cet effet, comme indiqué dans le décret 1276-2021.

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