Les jeunes sous antidépresseurs

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Les jeunes sous antidépresseurs
Les filles de moins de 18 ans consomment plus d’antidépresseurs qu’avant. (Photo : courtoisie - Kristina Tripkovic)

Depuis cette année, un nouveau service est offert à la clinique jeunesse de l’organisme POSA Source des Monts pour aider les jeunes à gérer leur médication. Ce service répond à un besoin exacerbé par la détresse en santé mentale, engendrée par l’isolement et le manque de ressources.

En effet, depuis le mois de janvier, des pharmaciens se déplacent à la clinique jeunesse de l’organisme pour y offrir des consultations privées aux personnes de 35 ans et moins.

Un besoin d’être accompagné

La directrice générale de POSA, Sandra Bolduc, a confié au journal que ce sont « Beaucoup de jeunes en détresse, aux prises avec toutes sortes de problèmes psychologiques » dont la schizophrénie, la dépression, et les déficit d’attention qui « ont souvent besoin d’une aide adaptée pour gérer leur médication ».

15 %

C’est la hausse de la consommation d’antidépresseurs chez les filles de moins de 18 ans depuis la rentrée

Elle explique qu’avec la pandémie, non seulement la détresse psychologique engendrée a fait croître la demande de services d’aide en santé mentale, mais que les ressources disponibles en ce sens ont quant à elles diminué de façon significative. On peut penser à la clinique familiale interdisciplinaire Lüna de Chambly, qui offre des services psychologiques et de santé, mais qui avait été forcée de de réduire énormément sa fréquence de consultations pendant le premier confinement. « Beaucoup de psychologues ont arrêté de pratiquer dans les environs, parce que la COVID, c’était trop gros pour tout le monde », a observé Isabelle Cyr, psychoéducatrice et fondatrice associée de la clinique.

Face à ce manque, de plus en plus de jeunes se tournaient alors vers des rares organismes tels que POSA pour y trouver le soutien dont ils avaient besoin. Aujourd’hui, grâce à son partenaire, la pharmacie Familiprix de Chambly, l’organisme se montre mieux équipé pour les accompagner dans la gestion de leur détresse psychologique.

La détresse au féminin

Aujourd’hui, grâce à de récentes données de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), on apprend que la consommation d’antidépresseurs a bondi de 15 % chez les filles de moins de 18 ans depuis la rentrée scolaire. Cette hausse serait près de deux fois plus élevée que celle de la population générale (8,6 %), et trois fois plus importante que celles constatée chez les jeunes hommes (5,4 %).

Question aux lecteurs :

La pandémie a-t-elle affecté votre santé mentale ou celle d’un jeune de votre entourage de façon significative ?

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