Les enjeux environnementaux

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Par Jean-Christophe Noël
Les enjeux  environnementaux
Lavenir de l’ancien golf de Chambly un des enjeux dans la ville de Chambly. (Photo : archives)

La thématique de l’environnement en est une qui sera débattue au fil de la campagne électorale, autant de façon locale que nationale.

Dans le cas des enjeux plus locaux, il y a la rivière Richelieu. La qualité de son eau préoccupe et interpelle les citoyens. Les risques naturels (inondations), le milieu agricole, le milieu biologique, les milieux humides, les bandes riveraines, etc. sont intimement liés à la rivière. Celle-ci absorbe parfois des millions de litres d’eaux usées non traitées que déversent des municipalités. Le Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR) est l’organisme qui coordonne la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) pour son territoire, et ce, dans une approche de développement durable. Des échanges entre l’organisme et les candidats fédéraux sont à prévoir au cours de la campagne, comme ce fut le cas le 25 juin alors que Yves-François Blanchet avait rencontré les représentants de l’organisme.

Golf de Chambly

La densification urbaine génère le développement immobilier. À Chambly, lors de la dernière décennie, la Ville est passée d’environ 25 000 habitants à 32 000. Des espaces naturels et d’anciennes terres agricoles se sont convertis en asphalte, en béton. C’est, entre autres, une partie de l’ancien golf qui témoigne de cette réalité. « La densification fait en sorte qu’il devient de plus en plus difficile d’acquérir et de protéger des territoires en zone blanche. Cet étalement urbain mène à l’importante réduction de nos dernières aires vertes au cours des dernières années », avait mentionné André Labarre, porte-parole du mouvement citoyen

Dernier espace vert de Chambly

De cette hausse citoyenne découlent l’augmentation du parc automobile, un mouvement accru sur les routes et la congestion. Les émissions de gaz à effet de serre et de CO2 s’intensifient. La massification de l’automobile contribue au dérèglement climatique.

Canicule

Au pays, par exemple, pour que le mot ‘’canicule’’ puisse être employé, la température minimale doit être de 30 °C; l’épisode doit durer au moins trois jours consécutifs; et une diminution de la différence de température entre le jour et la nuit doit être enregistrée. Selon les principaux laboratoires mondiaux travaillant sur le climat, « les records de température enregistrés dans la dernière semaine de juin 2021 au Canada ne peuvent se produire sans l’augmentation des teneurs en gaz à effet de serre d’origine humaine dans l’atmosphère ». Les alertes de canicule sont à la hausse depuis deux décennies et, selon les prévisions de Santé Canada, le nombre de journées à 30 °C ou plus dans plusieurs villes canadiennes triplera d’ici 2080.

Feu de forêt

En mai dernier, deux avions-citernes, six pompiers forestiers et les services d’incendie municipaux ont été requis pour éteindre un feu de forêt qui s’était déclaré au mont Rougemont. Les mesures que proposera le gouvernement fédéral en matière de prévention et d’action toucheront les circonscriptions de Beloeil-Chambly et de Shefford, particulièrement en ces vagues de chaleur pouvant entraîner des incendies. Selon les chiffres de 2019, à Carignan, l’indice de canopée atteint 25,5 %. À Chambly, il est de 19,9 %, à Saint-Mathias-sur-Richelieu, de 16,8 %, et à Richelieu, de 11,7 %.

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