Les élus satisfaits de l'adoption du projet de loi 122

Par adaeebeaulieu
Les élus satisfaits de l'adoption du projet de loi 122
(Photo : Photo: Archives)

La majorité des élus de la région se réjouissent de l’adoption du projet de loi 122 qui reconnaît que les municipalités sont des gouvernements de proximité et augmente leur autonomie et leurs pouvoirs. Ils attendent néanmoins de voir comment il s’appliquera concrètement quotidiennement avant de prendre davantage position.
Le maire de Chambly, Denis Lavoie, qualifie ce projet de loi de monstre et attend des précisions du ministère des Affaires municipales pour en saisir toute la portée. Pour le moment, il considère que l’élément central de l’autonomie est un grand plus pour les municipalités.
« Tous les élus sont contents. On va être redevables envers des élus et non pas des fonctionnaires et c’est exactement ce qu’on voulait. La connaissance du milieu, ce sont les élus qui l’ont », déclare-t-il.
Le maire de Richelieu, Jacques Ladouceur, et lui croient que ce projet de loi permettra aux villes de redevenir maîtres de leur développement économique. Le maire de Rougemont, Alain Brière, indique aussi que les dossiers pourront évoluer plus rapidement.

« On va être redevables envers des élus et non pas des fonctionnaires et c’est exactement ce qu’on voulait. » – Denis Lavoie

Mesures principales
Parmi les mesures qu’ils trouvent particulièrement bénéfiques, M. Ladouceur mentionne le seuil autorisé pour l’octroi de contrats de gré à gré qui passe de 25 000 $ à 100 000 $.
« On va faire économiser de l’argent à nos contribuables, car on va être capable de négocier de meilleurs prix », affirme-t-il.
Le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, mentionne que ce changement permettra de travailler de façon plus régionale.
Pour sa part, la directrice générale de Marieville, Francine Tétreault, donne l’exemple de la limite de vitesse qui pourra être changée sur les routes appartenant aux municipalités sans l’approbation du ministère des Transports. Avant cela, le délai était de 90 jours pour obtenir une réponse.
« Il va y avoir une plus grande flexibilité. Dans bien des domaines, les ministères n’interviendront plus », souligne-t-elle.
Le maire de Carignan, René Fournier, se réjouit, quant à lui, de la rencontre annuelle de la Table Québec-Municipalités.
« On va pouvoir se parler de gouvernement à gouvernement et dire s’il y a des choses à ajouter, à compléter ou à corriger », mentionne-t-il.
Crainte
La mairesse de Saint-Mathias-sur-Richelieu, Jocelyne G. Deswarte, s’inquiète toutefois que les pouvoirs grandissants des municipalités ne soient utilisés à mauvais escient et qu’il y ait une perte de l’intérêt collectif.
« J’ai peur qu’il y ait des règlements de compte. Il faudra que les élus soient vraiment justes, intègres et neutres pour prendre des décisions pareilles », déclare-t-elle.
Mme Deswarte croit aussi que l’environnement et l’agriculture pourraient être menacés puisque le projet de loi supprime l’obligation de soumettre à toute approbation référendaire la modification des règlements d’urbanisme.
Toutefois, cela s’applique seulement aux zones de requalification. Celles-ci visent les territoires que le conseil municipal estime devoir faire l’objet de rénovation urbaine, de réhabilitation ou de densification, dans une perspective de développement durable. De plus, pour se prévaloir de ce pouvoir les municipalités devront adopter une politique d’information et de consultation.
Au contraire, les maires de Richelieu et de Saint-Césaire considèrent que l’obligation de consulter les citoyens serait bénéfique, car certaines municipalités ne le faisaient pas. Ils soutiennent toutefois que, pour leur part, ils procédaient déjà de la sorte.
Au moment de mettre sous presse, Michel Picotte, le maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir, n’avait toujours pas rappelé au Journal de Chambly.

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