Philippe Laprise présente Les chroniqueurs! sur le Web

Par Martine Veillette
Philippe Laprise présente Les chroniqueurs! sur le Web
Philippe Laprise profite du temps de confinement en famille. (Photo : archives)

Le résidant de Chambly, Philippe Laprise, a vu la fin de sa tournée de son 3e one-man-show se faire interrompre abruptement. Afin de continuer de faire rire son public, l’humoriste présente des capsules sur Facebook.

Comment se passe le confinement et comment occupez-vous votre temps?

Ça va bien. C’est sûr que c’est inquiétant parce qu’on ne sait pas où on s’en va. J’ai la chance que ma blonde est professeure au secondaire. Il y a un salaire qui entre. Avec les filles, qui ont 17 et 13 ans, on a dû mettre des règles claires et plus strictes. Ça a teinté notre famille d’un aspect plus harmonieux. On passe plus de temps en famille. Avant, tout était plus rapide. C’est le fun, ce temps en famille.

Sinon on s’occupe en travaillant beaucoup. J’écris mon 4e one-man-show. Mais j’ai beau essayer de faire des prédictions, on ne sait pas quand ça va reprendre. J’écris mon 4e, il devrait être prêt à roder quand tout va reprendre. J’ai hâte qu’on annonce quelque chose pour nous. Je comprends que le gouvernement avance sans tout savoir. C’est un peu tannant d’être dans l’inconnu. J’ai hâte de savoir ce qui va s’en venir.

Vous vous sentez inspiré? Certains humoristes ont souligné avoir de la difficulté à écrire en confinement ?

Je ne trouve pas que ce n’est pas facile. Mon prochain spectacle s’appelle Laprise, respirer la face dans le vent. Ça fait 6 mois à un an que j’y pense. On ne prend jamais assez de temps de respirer et juste s’arrêter pour prendre le temps.

Le titre fite avec ce que l’on vit en ce moment. Mais je ne veux pas prendre des anecdotes du confinement. Quand ça va redécoller, tout le monde va avoir des anecdotes. Je veux aller plus loin.

C’est plus difficile d’écrire, mais c’est faisable. Je ne suis pas en panne d’inspiration. Quand je pense à quelque chose de drôle, je le note. J’observe ce qui se passe. J’avais déjà des idées et j’ai des numéros qui étaient entamés.

Pourquoi avez-vous décidé de faire des capsules sur Facebook? Comment ont-elles évolué?

C’est simple, je me suis posé la question: C’est quoi que j’aime faire? C’est faire rire les gens. On peut le faire en live. On a décidé de l’appeler Les chroniqueurs! (Il reçoit des invités humoristes)

Tout est écrit, mais pas rodé. On le fait ensemble. C’est le fun pour un humoriste, ça garde la création et le sens du punch. On parle autant du COVID que d’autres sujets. Ça m’amuse beaucoup.

Ça a évolué où tous se sont trouvé une niche. On apprend aussi à travailler avec le logiciel et ne pas parler en même temps. Il faut avoir une écoute entre nous. On essaye beaucoup de choses et on ajuste le tir.

Qu’est-ce qu’il arrivera des spectacles qui ont été annulés ou reportés?

Je ne sais pas. J’étais en fin de tournée. Si les dates sont reportées en 2022 et que je commence mon nouveau en 2021. Ça ne me tentera pas. Si on peut les faire à l’automne, tant mieux. Si je ne peux pas, je n’aurai pas le choix de les annuler. Je ne veux pas partir un autre show en même temps que l’ancien. On ne sera pas non plus dans la même humeur. Le temps change. Ce mouvement social change tout.

Quand le déconfinement sera possible, j’espère une affaire, que les gens aient le goût de rire, d’écouter de la musique, de voir du théâtre, des poèmes, que la culture est une énorme place et soit un budget essentiel.

Qu’est-ce qui vous manque le plus depuis le début du confinement?

D’aller manger au restaurant. J’aime ça faire de la bouffe, mais parfois ça me fait suer. C’est le fun d’aller au restaurant. Je m’ennuie de ça.

Faire rire le monde aussi. Je m’ennuie du public.

Pour l’instant, je fais beaucoup de vélo. C’est le fun d’avoir le temps de pouvoir en faire.

Fondation Philippe Laprise

Le lancement de la Fondation Philippe Laprise, portant sur le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), avait eu lieu en octobre 2018. Mais Philippe Laprise y travaillait depuis quelques années déjà, à temps perdu. Le confinement lui permet d’y consacrer plus d’énergie.

Cependant, l’argent n’est pas autant au rendez-vous que prévu. « On attendait de l’argent qui a été coupé à cause de la situation. On comprend. Présentement, on essaie de la faire survivre », dit l’humoriste. Il précise qu’il recevait un salaire pour être porte-parole de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) qu’il remettait entièrement à la fondation. « On va être correct pour la prochaine année, mais serré », dit-il.

La Fondation Philippe Laprise a notamment acheté la plateforme Savoir Mieux-être qui permet d’offrir des formations sur le TDAH. En faisant ce geste, elle a rendu disponible les formations gratuitement à tous. La réponse a été bonne. « Ça donne un coup de main à ceux qui ont besoin d’informations. On voit que les parents en ont besoin», mentionne l’humoriste, aussi atteint du TDAH.

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